Soyons écolos : arrêtons de faire des enfants ! Ou pas.

Nous sommes en danger. Ce n’est plus une surprise, tous les experts, scientifiques et autres comités réunis sur les questions environnementales nous alertent depuis quelques années maintenant : si nous continuons comme ça, nous courrons vers notre perte.

La pollution des sols, de l’eau et de l’air, la diminution alarmante des ressources naturelles limitées et l’extinction de la biodiversité sont dues à nos activités humaines. Et pour couronner le tout, nous sommes de plus en plus nombreux sur cette planète. Alors que nous étions moins de 3 milliards d’êtres humains en 1950, nous sommes aujourd’hui 7 milliards et les scientifiques s’attendent à ce que nous soyons presque 10 milliards en 2050. Dans ce contexte, la croissance humaine semble être un fléau. Faut-il alors continuer à faire des enfants ? Est-il vraiment judicieux d’avoir envie de se reproduire alors que l’avenir n’augure rien de bon ? Ne vaudrait-il pas mieux se retenir de procréer pour essayer de stabiliser notre croissance et notre empreinte carbone et ainsi faire perdurer notre planète ? 

Ces égoïstes qui veulent des enfants

Nous sommes en 2018, j’ai 27 ans et comme beaucoup de jeunes gens dans le monde, je commence à me poser LA question : ai-je envie d’avoir des enfants ? Je ne vais pas vous faire de suspens ni même vous cacher ma position personnelle : oui, je veux des enfants. Pas beaucoup, peut-être un ou deux, mais j’en veux. Alors, quand j’ai plusieurs fois été témoin de conversations dans laquelle des personnes expliquait ouvertement qu’avoir des enfants aujourd’hui, est un acte irresponsable face à la situation climatique et à la surpopulation, ça m’a interpellé. Voilà un sujet qui mérite une réflexion. Pour ma génération,  les temps sont aujourd’hui à la prise de conscience sur de nombreux aspects de nos sociétés et en même temps, nous sommes désormais en âge de procréer et de devenir parents. Inévitablement, nous prenons conscience aussi de ce que signifie vraiment donner la vie dans cette société.

Faire un enfant relève, pour la plupart du temps, d’une envie égoïste. Certains ne se posent parfois même pas la question : avoir des enfants est une chose normale que personne ne vient remettre en question. Si l’on y réfléchit un petit peu, la première évidence est celle-ci : je veux faire un enfant parce que j’en ai envie. Et très objectivement, nos envies sont égoïstes. On peut essayer de les justifier par 1001 raisons additionnelles, l’origine de cette envie est purement égoïste.

On fait un enfant parce qu’on en a envie et l’on n’en fait pas quand on n’en a pas envie. L’âge, la stabilité économique, la volonté de transmettre des valeurs, de ne pas mourir seul, ou de faire plaisir à nos propres parents ne sont que des façons de rendre ce désir moins égoïste. Idem quand on n’en veut pas. On n’en veut pas, point. D’ailleurs, les études démographiques de l’Ined en 2014 nous le prouvent : les raisons invoquées par les « inféconds volontaires » sont principalement des raisons de développement personnel. 6 % des hommes et 4 % des femmes ne veulent pas d’enfants, car ils sont bien sans enfants, ont d’autres priorités, veulent rester libres, se trouvent trop âgés ou pensent aux contraintes financières et matérielles que cela implique. Même la porte-parole du mouvement « Childfree », Laura Caroll, admet que la grande majorité des « sans enfants » ne veulent tout simplement pas d’enfants.

Faut-il continuer à se reproduire ?

Photo by Ryo Yoshitake on Unsplash

La question de l’écologie n’a donc pas encore vraiment sa place dans les justifications les plus générales du non-désir d’enfant. Même si certaines personnes militent activement contre la procréation pour des raisons écologiques, la majorité des citoyens qui ne veulent pas d’enfants semble au mieux, utiliser l’argument écolo comme une justification de plus à leur souhait, au pire, s’en taper le coquillard.

Il existe cependant quelques mouvements militants tels que les GINK (Green Inclination, No kids) ou les VEHMT (à prononcer « Vehement ») qui décident, en pleine conscience, de ne pas avoir d’enfants pour des raisons purement écologiques. Pour Lisa Hymas, militante GINK, la meilleure façon d’endiguer le problème du réchauffement climatique est de réduire la population mondiale de 500 millions d’ici 2050. Douce utopie ?

Regardons de plus près.

Toujours plus nombreux, toujours plus pollueurs ?

Comme je vous le disais plus haut, nous sommes aujourd’hui 7 milliards sur terre. C’est, à la louche, 3 ou 4 milliards de plus qu’en 1950 et 2 ou 3 milliards de moins qu’en 2050. Autant d’humains sur la planète demandent d’énormes ressources que l’on n’est pas sûr de pouvoir produire et implique une pollution de fait puisque nous émettons tous une empreinte carbone.

Or, décider de ne pas avoir un enfant, c’est nous épargner de 58 tonnes de CO2 supplémentaires par an. Pour mettre en perspective, devenir végétarien permet de réduire de 0,8 tonne de CO2 par an notre empreinte carbone. D’un point de vue strictement écologique, faire le choix de ne pas avoir d’enfant a donc un impact beaucoup plus fort sur la planète.

Pourtant, les statistiques démographiques sont claires : bien que nous soyons plus nombreux sur Terre qu’il y a 50 ans, nous faisons aussi deux fois moins d’enfants qu’il y a 50 ans. En fait, le taux de croissance mondiale actuel s’élève à 1 % par an alors qu’il était de 2 % dans les années 70. Même si les causes sont multiples, beaucoup touchent à l’éducation des femmes. Plus les femmes sont éduquées, moins elles font d’enfants. Alors qu’à l’époque les femmes avaient, en moyenne dans le monde 5 enfants, elles n’en ont aujourd’hui que 2,5. Seul le continent africain déroge à la règle avec un taux de natalité plus élevé qu’ailleurs sur la planète.

Pour Gilles Pison, chercheur associé à l’Ined, croire que l’on peut simplement agir sur le nombre d’humains qui peuplent cette planète sur le court terme est illusoire. « Nous n’échapperons pas à un surcroit de 2 à 4 milliards d’êtres humains, même avec une fécondité faible. » Vous savez pourquoi ? Parce que nous vivons plus longtemps, parce qu’il y a trois fois plus de naissances que de décès et parce qu’aujourd’hui, cette planète accueille plus de jeunes adultes en âge de procréer que de vieux qui sentent le sapin. Bref, vouloir stopper la croissance démographique n’est mathématiquement pas possible.

Pour le collectif de scientifique de la COP23, l’idéal serait de limiter notre reproduction en s’en tenant au maximum au niveau de renouvellement de la population. En gros, pour un couple, maximum deux enfants et l’espèce est renouvelée. C’est une approche que prône aussi l’association Démographie Responsable. Ils invitent les gens à repenser leurs désirs et à limiter leur reproduction, dans un soucis de décroissance. 

Ne plus avoir d'enfant pour la planète
Photo by Peter Nguyen – unsplash

En outre, bien que l’Afrique sera bientôt le continent le plus peuplé du monde, c’est, pour l’instant le continent le moins pollueur. De même, la Chine et l’Inde, pays les plus peuplés du monde, ne polluent pas autant que les États-Unis (en terme d’émission de CO2 / habitants) qui voient pourtant leur taux de croissance chuter depuis de nombreuses années. Ne serions-nous pas alors entrain de nous tromper de combat ? Est-ce simplement une question de reproduction et d’écologie ?

Quand faire un enfant devient politique

Réduire la question de la procréation à son aspect écologique est, à mon sens, un peu simpliste. Faire un enfant n’est pas qu’une histoire d’empreinte carbone. Au-delà des motivations propres à chaque individu, faire un enfant peut aussi être envisagé comme un acte politique.

Puisque l’on en vient à chercher des justifications à un plaisir égoïste et que, pour moi, on ne peut pas mettre sur un même niveau choisir de refuser l’utilisation de plastique, choisir de ne plus manger de viande et choisir de ne plus faire d’enfant, j’assume de vous dire que oui, faire un enfant a une portée politique.

Pour cela, c’est du côté de la démographie politique qu’il faut aller regarder. Cette discipline vise à étudier les interrelations entre la géopolitique et les avancées démographiques.

« La démographie politique, composante des sciences sociales, est le fruit de “deux branches communicantes” : la géographie politique et la géographie de la population. La démographie politique bénéficie de la double faculté d’analyse : une interrelation entre politique et population, ajoutées à cela, des causes démographiques pouvant engendrer des conséquences politiques et inversement. » (source)

Ne plus avoir d'enfant pour sauver la planète
Photo by Ivan Bandura – Unsplash

Intéressons-nous donc à la population d’un point de vue politique et démographique. Comme le souligne RSE dans son analyse, les écologistes convaincus — ceux qui peuvent décider par pure conviction d’arrêter de prendre l’avion ou de ne pas avoir d’enfant — représentent un faible pourcentage de la population. C’est vrai que je n’ai pas d’étude à ce sujet, ni de chiffres pour étayer mes dires (pas bien !), mais, même si une part grandissante de la population (occidentale) se sent désormais concernée par les questions écologiques, combien en sont profondément convaincus au point de changer radicalement leurs modes de vie ? Pas la majorité, c’est certain.

Donc, ces écologistes-là, les militants — pour qui la cause écologique est tellement importante qu’elle arrive à avoir une influence majeure sur l’ensemble de leur choix de vie — décident de ne pas avoir d’enfant. Or, ce sont eux qui, s’ils avaient eu des enfants, les auraient éduqués avec des valeurs écologistes puissantes. Cependant, alors qu’ils sont déjà minoritaires dans le paysage sociétal, qu’en sera-t-il dans 40 ou 50 ans, s’ils ne se sont pas reproduits et n’ont pas transmis leurs valeurs ? Leur poids politique, déjà assez faible, en sera encore plus amoindri.

Alors oui, ils peuvent adopter et tout autant éduquer et oui, comme je le disais, de plus en plus de personnes se sentent concernées par l’écologie. Et ces personnes-là aussi apporteront leur pierre à l’édifice en éduquant leurs enfants (qu’ils auront choisi de faire) aux valeurs de protection de l’environnement. Mais ceux qui décident de ne pas avoir d’enfant par conviction restent, je crois, ceux qui ont les valeurs les plus fortes en la matière puisqu’elles les poussent à refuser l’un des droits fondamentaux de notre personne, alors qu’ils en ont peut-être envie. J’imagine, sans aucune difficulté, qu’ils seraient aussi ceux qui éduqueraient avec le plus d’aplomb leurs enfants au respect de l’environnement.

Comme pour d’autres débats en rapport avec l’écologie, j’ai un problème avec les injonctions faites directement aux individus. Dire au monde « si nous arrêtons de faire des enfants, nous faisons un geste pour l’environnement » c’est d’une part culpabiliser les personnes qui ont envie de faire des mômes et, d’autre part, occulter deux choses importantes : les décisions politiques et le sempiternel « si » qui nous ferait mettre Paris en bouteille.

« Si nous refusions de faire des enfants… ».

Il est utopiste de penser qu’un jour la majorité des personnes renonceront à faire des enfants par choix éthique. Je trouve que c’est un argument malhonnête intellectuellement, car, au fond, on le sait tous, il est impossible que la majorité des gens fasse ce choix. En parlant de la procréation, on touche ici à un problème beaucoup plus intime. Pour certains c’est même la raison de notre vie sur Terre : nous sommes fait pour nous reproduire. Et s’il y a bien une chose à laquelle les gens n’aiment pas qu’on touche, c’est à leur droit de disposer de leur corps. Faire un enfant va au-delà d’une envie de passage, pour nombre d’entre nous, c’est un projet de vie, un investissement dans l’avenir ou même un rêve. Soyons réalistes, les gens ont déjà du mal à trier leurs déchets, à refuser le plastique partout ou à réduire leur consommation de viande et on vient leur demander de ne plus faire d’enfants ? Allons, si vous voulez mon avis, dans 100 ans on en est toujours au même point.

Faut-il arrêter de faire des enfants pour préserver la planète ?
Photo by Andreas Gucklhorn – Unsplash

Et puis même, admettons. Je décide de ne pas avoir d’enfant pour le bien-être de la planète (entre nous soit dit, ce n’est pas la planète qu’on cherche à sauver hein, mais plutôt notre peau… bref). OK, je n’ai pas d’enfant, mais est-ce que ça va changer quelque chose à l’état de la Terre ? Est-ce que grâce à mon refus de faire des enfants, mes conditions de vie, écologiquement parlant, seront meilleures ? Non. Si l’envie vous prend de me répondre par « oui, mais si… » vous pouvez relire le paragraphe du dessus, merci.

Je vais vous dire ce que je pense au fond. La réalité pour moi c’est celle-ci : même si d’un point de vue écologique ne pas avoir d’enfant permet d’avoir moins d’impact sur la planète, d’un point de vue politique, ça n’a aucun impact. Même si je décide de ne pas enfanter, les foreuses continueront de chercher le pétrole, les entreprises continueront de produire et de polluer, les gens continueront de consommer et rien n’aura changé. Sauf que moi perso, à 60 piges, je serais certainement frustrée de ne pas avoir eu d’enfant et de constater qu’on vit toujours la même merde. Faire croire aux gens qu’ils peuvent changer l’état de la planète en cumulant des actions individuelles, c’est leur faire du bourrage de crâne et les faire se détourner des vrais problèmes : les décisions politiques.

Sommes-nous irresponsables de vouloir des enfants ?

Pour moi, la politique du « chacun doit faire sa part » est peu performante à grande échelle. En Europe une prise de conscience écologique est en marche et les populations sont convaincues qu’il faut réduire sa consommation de déchets, de viande (les français mangent moins de viande aujourd’hui qu’il y a quelques années) et préférer des initiatives plus durables. Pourtant, à quelques dizaines de milliers de kilomètres, des continents de plastiques continuent de se former, de plus en plus d’animaux sont élevés et abattus dans d’atroces conditions et la déforestation est toujours à l’ordre du jour.

Faire des enfants ce n’est pas le problème. On l’a bien vu, l’Afrique est le continent le moins polluant alors qu’il figure parmi les plus peuplés du monde. Refuser de faire des enfants n’aura pas plus d’impact sur l’environnement parce que le problème ce n’est pas les gens en eux-mêmes, c’est la façon dont nous consommons. En Europe, nous faisons déjà peu d’enfants, nous avons déjà réduit de moitié notre natalité et pourtant, le monde n’a jamais été plus pollué. Pourquoi ? Parce qu’on nous pousse à consommer comme des porcs.

Ecologie : faut-il continuer à se reproduire ?

Photo by Wellington Rodrigues on Unsplash

Au stade où nous en sommes, les actions individuelles, bien que nécessaires à une prise de conscience globale, n’ont presque pas de poids à l’échelle politique. Oui, si nous boycottons tous en masse le plastique, les entreprises se tourneront vers d’autres solutions (pas forcément meilleures soit dit en passant, mais là n’est pas le sujet), mais combien de temps cela va-t-il prendre ? Le changement est trop loin et l’attente trop longue. C’est grâce à des lois et des positions politiques fortes que nous avancerons plus vite. Si les gouvernements décidaient, d’interdire les sacs plastiques, s’ils décidaient de passer rapidement aux énergies vertes et de taxer voire d’interdire les industries qui polluent le plus, alors le changement serait bien plus rapide.

Associer les prises de décisions politiques à la procréation peut néanmoins être dangereux. L’idée n’est pas de tomber dans le malthusianisme et d’imposer un « régime de naissances mondiales ». Je crois juste que culpabiliser les gens qui veulent des enfants n’est pas la solution.

Les irresponsables ne sont pas les peuples qui se reproduisent. Les irresponsables ce sont les politiques pour qui l’écologie n’est pas une priorité et qui préfèrent se dédouaner en encourageant les initiatives individuelles tout en soutenant financièrement les industries les plus polluantes pour la planète. Affirmer haut et fort que faire des enfants est un acte irresponsable ne sert, à mon avis, à rien sauf à culpabiliser les personnes qui, conscientes des enjeux climatiques actuels, cherchent simplement à avoir une vie heureuse. « Ne consomme pas de plastique », « arrête de manger de la viande », « tri tes déchets », « ne prend pas l’avion », « n’utilise pas ta voiture », « n’achète pas de voiture électrique », « ne fais plus d’enfants » ne sont que des injonctions qui, si elles ne sont pas accompagnées de décisions importantes dans les plus hautes sphères des états, ne contribueront pas à la préservation de notre espèce. Pas alors que nous avons si peu de temps devant nous.

Nous sommes face à une urgence climatique. Il est absolument nécessaire de faire changer les mentalités et de faire évoluer nos comportements et nos réflexions, pour notre santé et celle de l’Humanité tout entière. Je ne suis pas en train de dire que ça ne sert à rien de devenir végétarien, d’adopter un mode de vie zéro déchet, ou de réduire son empreinte carbone en allant au travail en voiture. Bien sûr que c’est important.

En revanche, il est vrai que le contexte économique, social et écologique actuel n’est pas le plus favorable. Mettre au monde un enfant dans ce système dont je n’adhère pas aux valeurs, au milieu d’un nombre croissant de tensions géopolitiques et face à l’urgence climatique, demande néanmoins de réfléchir à deux fois à la question : ai-je vraiment envie de faire subir tout cela, voire pire, à ma progéniture ? Alors oui, peut-être est-il quand même plus judicieux de se limiter à un ou deux enfants. Mais ça ne sert à rien de pointer du doigt ceux qui ne sont pas aussi radicaux que nous. Si nous voulons des changements radicaux, c’est un changement de système qu’il faut. Et seuls les politiques ont le pouvoir de faire vraiment bouger les choses… Encore faut-il qu’ils le veuillent.

Pour aller plus loin et étayer la réflexion, je vous invite à lire ces quelques articles qui m’ont servi pour l’écriture de cet article : 


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4 commentaires sur “Soyons écolos : arrêtons de faire des enfants ! Ou pas.

  1. J’ai vraiment beaucoup apprécié ton article !! Comme je te disais j’ai moi aussi un brouillon sur le sujet dans mes cartons, et je ne manquerai pas de citer ton article… Surtout qu’en fait, même s’il y a des points de convergence, il y a des aspects sur lesquels je suis passée très vite et que tu as mieux développé, et d’autres avec un angle un peu différent du tien donc ce sera complémentaire ! (bon je vais pas le sortir tout de suite hein, je me connais…). Tu arrives vraiment super bien à synthétiser et à rendre compte de tes réflexions de manière très accessible, j’admire beaucoup ça 🙂

    1. Merci Irène d’avoir pris le temps de lire l’article ! J’ai hâte d’avoir ton point de vue alors ne tard pas trop à l’écrire 😀
      Merci aussi pour les compliments, j’ai toujours été synthétique, tant mieux si aujourd’hui ça permet de faire passer des messages clairement 🙂
      A bientôt !

  2. Superbe article! Je rejoins Irène sur ta force de synthétisation et tes arguments toujours clairs, précis et étayés, c’est très très agréable à lire. J’attends son article avec impatience aussi car elle a également une façon d’écrire absolument géniale! 😉

    Même si je suis de celles qui ne veulent pas d’enfants (pour tout un tas de raisons que j’ai rapidement évoquées dans un article en début d’année sur l’amour que je porte à mes neveux: https://lespetitspasdejuls.com/2018/01/24/sending-some-love-to-my-nephews-a-quick-note-on-not-wanting-to-have-children/), et que je mentionne la raison écologique, elle n’est pas la principale.

    Je trouve tes arguments ici absolument pertinents et tout à fait justes. Et même si je fais également partie des colibris – « je fais ma part » -, je me rends également compte de la limite de mes actions individuelles et de la frustration qu’elle engendre quand j’ai l’impression qu’on peut tellement faire davantage. Donc oui à l’impulsion individuelle, oui au regroupement et aux actions pour renverser la vapeur côté politique vers ce qui est véritablement important.

    Quant à ne pas avoir d’enfant pour des raisons écolo, pourquoi pas, mais pas de leçon de morale, svp. Expliquer, avoir un avis, oui, vouloir le forcer non. Comme tu dis, ce sujet est beaucoup trop personnel, inné, sauvage, naturel…

  3. Bravo pour cette énorme synthèse….. Bon donc on pique les vieux a quel âge ? Naaaannnn je rigole.
    Pour ma part, faire des enfants.., ne ce fait pas par égoïsme , pour ce faire plaisir, en pensant ou pas à la planète. On fait des enfants par amour Laure et cela entraîne de grands sacrifices et de belles joies qui font qu’on oublie un peu le reste. Si on pense effectivement à notre terre, au monde où l’on vit alors on est en droit de se poser la question….dans quel monde faisons nous vivre nos enfants pour qu’ils en soient à remettre la natalité en question…..
    Gros bisous.je vous aime…..

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