Avoir confiance en soi : un jeu d’enfant ?

« Tu fais quoi ? »

Surprise par la question qui la fit sortir de sa bulle, elle sursauta sur sa chaise, faisant tomber, au passage le verre d’eau vide qui traînait à côté d’elle depuis des heures.

« Euh… Rien, rien. Je… j’écris.

-T’écris quoi ? »

Elle sentit son visage s’empourprer et son cœur s’emballer. Elle ne savait jamais comment répondre à cette question. De peur de passer pour la niaise de service, elle n’aimait pas dire qu’elle écrivait et encore moins sur quoi elle écrivait. Elle frotta ses mains moites contre son jean, baissa l’écran de son ordinateur portable, s’éclaircit la voix : « J’écris… j’écris un truc, c’est tout ! »


Peu importe la situation, on a tous, plus ou moins régulièrement, ces gros moments de flottement où l’on préférerait rester caché sous notre couette. Vous savez, ces moments où notre confiance en nous s’est barrée en weekend avec ses copines, sans nous prévenir, nous laissant en plan avec nos mains moites et nos aisselles auréolées. Vous voyez ce que je veux dire ?

Pourquoi a-t-on toujours besoin de se sentir soutenu dans ce que l’on fait ? Et surtout, pourquoi est-ce si difficile d’avoir confiance en ce que nous faisons, sans condition ?

Il y a bien différent niveau de confiance en soi. Quand certaines auront simplement un peu de mal à avouer quelques-unes de leurs pratiques inavouables (Quoi ? Tu aimes tartiner ton Camembert de chocolat ?!), d’autres n’arrivent tout simplement pas à prendre de décision sans l’approbation de quelqu’un, voire de tout le monde. La plupart d’entre nous se situe quelque part entre ces deux eaux. Quelque part entre la petite honte mineure et l’abandon de toute forme de personnalité.

Arrête de me regarder, ça me gêne !

Le regard des autres est intimement lié à la confiance que nous avons en nous. Plus le regard que nous portent « les autres » est important pour nous, plus nous cherchons à le satisfaire et moins nous avons confiance en nous. Incapable de prendre une bonne décision pour soi sans chercher l’approbation chez le père, la mère, le patron ou la voisine, on finit par se laisser dicter tous nos actes et pensées.

L’estime de soi est, vous en conviendrez autant que moi, difficile dans ces conditions. Comment être fière de soi-même quand, on attend toujours que les autres, en premier lieu, soient fiers de nous ? Attendre la reconnaissance de l’autre, c’est oublier que l’on est aussi, un être doué d’une conscience et que l’on peut aussi être reconnaissant envers soi-même.

« Ainsi, l’homme qui s’atteint directement par le cogito découvre aussi tous les autres, et il les découvre comme la condition de son existence. Il se rend compte qu’il ne peut rien être (au sens où on dit qu’on est spirituel, ou qu’on est méchant, ou qu’on est jaloux) sauf si les autres le reconnaissent comme tel. Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l’autre. L’autre est indispensable à mon existence, aussi bien d’ailleurs qu’à la connaissance que j’ai de moi. »
Jean Paul Sartre, L’existentialisme est un humanisme (1946)

Quand Sartre acte que nous ne sommes rien sans les autres, que notre conscience n’est rien sans celles des autres, il transforme nos pairs en miroir. Je n’existe qu’à la seule condition que les autres me reconnaissent comme un pair et me traite comme tel. D’égal à égal, d’être conscient à un autre, j’ai le droit d’exister. Cependant, si on ne se concentre que sur ce que les autres nous renvoient de nous, on finit par ne plus savoir qui l’on est. « L’enfer c’est les autres » vous vous souvenez ? Avec ces quatre mots, Sartre, nous rappelle que les autres nous destituent de notre propre liberté. Autrement dit, si je n’ai pas confiance en moi, c’est en partie à cause des autres. C’est parce que j’ai trop longtemps voulu plaire aux autres que j’ai fini par me perdre sur le chemin de ma personnalité.

On ne peut pas plaire à tout le monde

« À en croire ma tante Germaine je suis l’être le plus généreux du monde puisque j’accepte, tous les lundis, de lui apporter une partie du saucisson que j’achète sur le marché. Alors que Cherétendre me rabâche sans cesse les oreilles que je suis égoïste car je ne veux pas aller jouer au ping-pong avec lui… » Pascaline, 35 ans

« Ma mère me dit que je fais de bons gâteaux au chocolat et pourtant, mes collègues n’ont pas voulu manger le fondant au chocolat que j’avais fait pour le pot de départ en retraite de Mireille, la secrétaire. Je l’ai très mal pris, et je ne savais plus si j’étais vraiment doué en pâtisserie… »
Frank, 43 ans

Alors où se situe la vérité ? Qui croire ? Qui suis-je ?

Si on ne se réfère qu’à l’avis des gens, on est vite perdu. Chacune des personnes qui nous entourent à une vision différente de nous-même. Chaque personne nous renvoie une image de nous-même différente. Certains nous aiment pour notre oreille attentive, d’autres pour nos blagues Carambar sans pareille et d’autres encore pour l’amour que nous leur donnons. Il y a trop de tenants et d’aboutissants en jeu pour réussir à dépatouiller ce qui est bon à prendre et bon à donner aux poules. Le regard d’autrui est une véritable épreuve qui, finalement, nous retire notre liberté, si on y prête trop d’attention. Prisonnier de leur jugement, on avance dans le tunnel des ténèbres à tâtons, cherchant à droite et à gauche une petite lumière pour nous rassurer.

Des nombreux spécialistes du sujet se rejoignent en disant que ce besoin de reconnaissance puise certainement sa source dans l’enfance. Tout vient toujours de l’enfance n’est-ce pas ? Par exemple, les félicitations de nos parents lors de nos bons agissements peuvent aider à fabriquer ce manque de confiance en soi : j’ai l’impression d’être nul(le) si je ne suis pas félicité(e). Et en même temps, si je suis trop fier(e) de moi, si je m’étale trop sur mes connaissances et mes performances, je risque de passer pour un prétentieux(se). Alors où positionner le curseur de l’estime de soi dans ces conditions ? À quel moment l’estime de soi est-elle suffisamment dosée pour que j’ai confiance en mes choix et que je ne passe pas pour un pédant ? Dans ce tourbillon infernal, on en devient incapable de s’auto-évaluer.

« Quand je serais grand, je serais cosmonaute, peintre et avocat ! »

Dans une étude sociologique* qui cherche à savoir comment les enfants et adolescents voient les âges de la vie, des enfants ont été interrogés sur leur vision de l’âge adulte. C’est intéressant de voir que pour eux, à 5 ans, être adulte c’est faire preuve de responsabilité et avoir la liberté d’entreprendre ce que l’on désire. L’adulte a tout pour lui : il a la liberté et la sagesse.

En entrant dans l’âge adulte, nous avons déjà perdu cette vision de notre propre condition. Etre adulte c’est effectivement faire preuve de responsabilité, mais c’est également vivre dans la contrainte. C’est probablement sur le chemin de l’adolescence que nous avons perdu cette innocence enfantine qui nous faisait croire que quand on serait grand, tout serait possible pour laisser place à cette perception négative que nous avons de la vie d’adulte. En tant qu’adulte, on cesse de jouer, on assume et on ne fait pas n’importe quoi.

Mais moi j’ai une question à poser : elle est passée où la liberté ? Il est passé où notre besoin d’indépendance ? Et la réalisation de soi ? Qui a dit que « faire ce que l’on veut » c’est « faire n’importe quoi » ? Et pourquoi, sous prétexte des responsabilités, devons-nous accepter une vie de contraintes et de faux-semblant où seul l’avis de mes pairs compte ?

Je crois qu’elle est la clé de la confiance en soi. Je crois qu’il est important de renouer avec ce regard d’enfant porté sur la condition de l’adulte. Nous ne sommes pas pris au piège de la vie et de la société. Au contraire, nous avons face à nous toutes les possibilités, tous les choix et toutes les libertés. Nous pouvons devenir cosmonaute, peintre et avocat. Nous sommes adultes, nous n’avons plus besoin de l’approbation de nos parents ou de notre maîtresse pour savoir si ce que nous faisons est bien ou pas. Nous avons pour nous l’expérience, un peu de sagesse et les moyens de mettre en œuvre la vie que l’on veut. Alors, on relève la tête, on redresse les épaules, on regarde droit devant soi, et en avant ! Notre vie nous appartient, merde !

J'ai confiance en moi

Faisons la nique au formatage et aux codes.

Pour retrouver notre liberté d’agir et de penser, il faut se défaire des moules et se détacher du regard des autres. Nous sommes restés trop longtemps déconnectés. Déconnectés de nous-mêmes, de nos émotions et de notre ressenti. Ne leur accordant plus aucune importance, on a laissé la place au formatage, à « ce que l’on attend de nous ». Mais est-ce que l’on prend du plaisir à faire ce que les autres attendent de nous ? Je crois qu’il est temps de prendre le temps de se poser les bonnes questions : est-ce que j’aime ce que je fais ? Et pourquoi je le fais ? Et cela est applicable autant à son métier, à sa vie sociale qu’à un simple hobbie !

Il est venu le temps de l’introspection. Il est temps de faire le point sur ces propres sentiments. Il est temps de savoir ce que l’on veut, ce que l’on aime, ce que l’on refuse et ce que l’on condamne. Il est temps de faire la paix avec nous-même et de trouver la satisfaction personnelle dans ce que l’on fait. Notre avis a autant de valeur que celui d’un autre. Oui, nous avons besoin des autres pour exister en communauté. Mais pour trouver notre place au sein de cette communauté, il faut savoir s’accepter en tant que personne à part entière. Nous avons tous de la valeur, il faut simplement, à un moment, réussir à se dire : « putain, je kiffe ça et en plus, je suis douée ! ».

Être en paix avec soi-même n’est pas une chose facile. On ne devient pas « Le Blond » de la confiance en soi en deux coups de cuillère à pot. Si on reprend l’exemple des enfants, on apprend qu’ils ont un mode de fonctionnement bien différent du nôtre. Beaucoup plus dans le ressenti et dans l’émotion vive, les enfants agissent sans filtre et évoluent dans un monde fait de sensations. L’enfant ressent et agi. L’adulte, au contraire, réfléchit et agit. C’est la réflexion propre à l’adulte qui lui permet d’être une personne responsable aux yeux des enfants. Cependant, la prépondérance de la réflexion sur tous nos actes entraîne la perte de notre spontanéité. Pourquoi ne résumer la condition de l’homme qu’à sa capacité à mieux réfléchir ? Pourquoi ne pas piocher dans ce qui fait toute la beauté et la richesse de l’enfance : les émotions ? Cessons de juste réfléchir et d’agir. Ajoutons un rouage à notre mécanique : ressentons.

Aies confiiaaance, crois en tôôôaa

Gagner du level de confiance en soi en se (re)découvrant. Trouver ce qui nous fait de bien. Ce qui nous procure de la joie, du bien-être. Retrouvons notre capacité à nous étonner, à admirer, à être curieux. Retrouvons notre regard d’enfant et cultivons notre curiosité. De cette manière, nous réintégrerons les émotions au cœur de notre vie et de notre personnalité.

confiance en soi

Je suis hypersensible. Plus jeune, j’avais énormément de mal à gérer mes émotions (encore plus que maintenant, je veux dire). Le théâtre m’a permis de les accepter et de les maîtriser. Ce trop-plein d’émotions fait partie de moi et c’est probablement ma valeur ajoutée. Je pouvais enfin me servir de mes capacités émotionnelles et les utiliser à bon escient. D’un coup, je redécouvrais les choses qui me faisaient plaisir et celles qui m’ennuyaient. Je mettais des mots sur mes ressentis et j’exprimais, intelligiblement, mes besoins. Je me découvrais. Et surtout, j’avais un nouveau but dans la vie : essayer de toujours faire les choses qui me conviennent. Et ne jamais en dévier.

Parce que finalement, elle est surement là, la clé du succès. Rester honnête avec soi-même. Quand on a fait le point sur ce que l’on aime, ce que l’on veut, ce que l’on ne veut pas, il faut ensuite réussir à s’y tenir. Réussir à faire en sorte qu’il y ait un match complet et direct entre ce que je ressens, ce que je pense et ce que je dis ou fais. On appelle ça la congruence. Autrement dit, c’est un peu comme tourner 7 fois la langue dans sa bouche avec soi-même. On accueille l’émotion, la sensation, on l’accepte, puis on l’analyse et enfin on agit.

C’est plus facile à dire qu’à faire me direz-vous. Et vous avez raison, le chemin vers l’acceptation de soi est parfois long et hasardeux. Mais je suis convaincue qu’il suffit finalement d’un déclic. Lorsqu’un rouage s’enclenche à l’intérieur de nous. Lorsqu’on a une certitude, lorsqu’on sait que ce que l’on fait est la bonne décision alors on ne cherche plus qu’à expérimenter cela de nouveau. Après, on cherche, dans toutes nos décisions, dans toutes nos prises de positions, dans toutes nos paroles et dans nos relations, l’équilibre parfait, celui qui nous rend sur de nous et qui nous fait du bien.

« Le bonheur dépend des choix que nous faisons. Pas des circonstances extérieures » – Tal Ben Shahar

Et vous ? Avez-vous confiance en vous ? Avez-vous trouvé votre moyen de renouer avec l’enfant qui sommeille en vous ? Avez-vous déjà vécu ces moments où nul doute n’est possible ? Racontez moi votre histoire, ça m’intéresse.

*Comment des enfants et adolescents voient-ils les âges de la vie ? , Julie Delalandes, Le Télémaque, 2010





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29 commentaires sur “Avoir confiance en soi : un jeu d’enfant ?

  1. Mais c’est que ça va bien me faire réviser le bac de philo tout ça !

    J’ai rarement vu des articles sur la confiance en soi aussi complets. En général on s’en tient à « ui ignorez le regard des autres et embrassez vos qualitey » sans vraiment aller au-delà de ça et expliquer POURQUOI on se soucis du regard des autres en premier lieu, ce que ça dit sur nous en tant qu’êtres humains, et comment faire malgré tout pour retrouver notre confiance en nous. Cet article-là m’aurait énormément aidé l’été dernier : je venais de passer le bac de français, de sciences et les TPE, j’étais en vacance mais je stressais. Parce que l’an prochain y a le bac, y a le post-bac à préparer, et je ne sais pas quoi faire, quelles études choisir, je n’ai pas envie de partir et d’avoir des responsabilités… Un vrai syndrome de Peter Pan. Je me disais que je n’aurai plus le temps pour mes passions, que je finirai pas les abandonner et ça me faisait vraiment chier. Mais maintenant ça va mieux : je me dis que je ne serai pas obligée de tout laisser tomber parce que j’aurai plus d’opportunités pour réaliser mes rêves, et j’ai trouvé des études qui me plaisent. Donc j’ai envie de dire tout va bien 🙂

    Un truc de vrai aussi, c’est qu’on ne sait jamais à quel point on peut se permettre d’avoir confiance en soi : soit on en a pas et on a le moral dans les chaussettes, soit les gens pensent qu’on en a trop et du coup on complexe. C’est très chiant.

    1. MErci Rachel pour tes compliments 🙂 Je suis ravie que tu trouve cet article intéressant et complet ! J’ai passé quelques heures à me documenter et à prendre des notes pour l’écrire.
      C’est vrai que l’année du bac est assez stressante et que nos profs et l’éducation nationale en général ne font rien pour arranger ça en nous bassinant à longueur d’année sur ce que l’on veut faire « plus tard ». On a l’impression que le chemin est pavé et qu’on a les pieds collé dessus… alors sache une chose : rien est immuable et, saches une deuxième choses : presque tout le monde se plante dans sa première année d’étude post-bac. C’est pas grave, c’est la vie même et ça prouve qu’on évolue et qu’on a la présence d’esprit d’accepter de s’être trompé plutôt que de persévérer dans une voie qui ne nous convient pas. Bonne chance pour la suite !

  2. Je découvre ton blog ! J’aime beaucoup ta plume. L’article est top, complet, léger, drôle. Si tu veux écrire en auteure invitée dans Etik Mag, tu connais maintenant le chemin, passe nous faire coucou, et on en parle 😉 Je pense que plusieurs de tes thématiques, au vu de tes articles, pourraient « matcher » avec les nôtres ! Et puis ça me donnerait le plaisir de faire aussi une mini-interview de toi et d’en apprendre plus sur celle qui pilote « l’ananas » 🙂

    1. Salut Yael ! Merci d’être passée par ici et merci pour ces compliments ! J’écrirais volontiers pour l’Etik Mag, j’aime beaucoup la tribu Etik d’ailleurs. Je t’enverrais un message prochainement alors !

  3. Coucou,

    Je suis contente d’être tombée sur cet article qui me parle vraiment beaucoup. Je fais partie des gens qui manquent de confiance en soi. Alors forcément ce que tu dis rejoint mes sentiments.
    J’ai évolué ces dernières années, j’arrive à me détacher de ce que les autres attendent de moi, et je pense que c’est la clé pour commencer à s’épanouir et par conséquent prendre confiance en soi. Ton article le dit très bien.

    1. Oui, je crois aussi qu’il faut réussir à se détacher du regard des autres. Quand on a compris ça, et qu’on a envie de le changer, petit à petit on gagne des petites batailles avec soi-même. C’est pas toujours évident mais quand, à un moment, on arrive à se retourner sur son parcours et à voir une progression, alors c’est qu’on a fait ce qu’il fallait et que l’on doit continuer dans cette voie. A bientôt ^par ici j’espère

    1. C’est chouette que ton blog t’ai aidé, en partie, à reprendre confiance en toi. On se sent tellement mieux quand on est fier de soi !

  4. Cette article est tellement complet ! Et surtout optimiste 🙂
    Ça fait plaisir, car c’est tellement difficile de renouer avec l’enfant inconscient et innocent mais surtout plein d’aplomb que nous étions.

    1. Merci pour ton commentaire ! Ce n’est pas si malheureux, on est beaucoup beaucoup beaucoup comme ça ! Ce qui est malheureux c’est de ne rien essayer de faire pour changer les choses parce que l’on croit que c’est impossible 😉

  5. très bel article, moi perso je manque d’un grande confiance en moi, du à mon enfance et au veo subit, il est très dur de « la faire revenir », il faut un grand travail sur soi

    1. Clairement, plus on a vécu des épreuves difficiles, plus le travail est compliqué. Et plus il faut du temps. Mais il faut y croire et ne jamais baisser les bras : tout le monde à le droit au bonheur et à la vie qu’il veut !

  6. Merci pour ton bel article! J’ai longtemps eu du mal à avoir confiance en moi et j’avais toujours besoin de l’approbation des autres. Puis, en début d’année, lorsque j’ai « enclenché un rouage » qui me plaisait, comme tu dis, j’ai finalement commencé à prendre de l’assurance! Je fais des exercices de développement personnel qui m’aident énormément et maintenant, je n’ai plus peur de parler de mes projets pour avoir la vie dont je rêve 🙂 Un grain de sable peut donc engendrer la construction d’un monde nouveau 😉

    1. C’est super ça ! Effectivement ces exercices de developpement personnel t’aident à prendre du recvul sur toi même et tes capacités et te donnent l’assurance dont tu as besoin. Et ça te fait tellement de bien, que tu ne te vois plus faire autrement j’imagine 😉

  7. Coucou,
    Croire en soi c’est important mais c’est pas facile quand même ! Pour ma part, je galère encore pas mal^^
    Des bisous 🙂

    1. Je comprends que ce ne soit pas facile ! L’important, c’est d’essayer, de tâtonner. On ne va pas du jour au lendemain se mettre à faire un séminaire devant une salle de 25 000 personnes sans quelques ajustements avant ^^ L’important, c’est d’essayer d’y aller petit à petit. De remarquer ses faiblesses, et ses peurs. De les identifier et d’essayer de travailler dessus en gardant en tête que même si c’est difficile, c’est pour notre bien. Il y a beaucoup de personnes qui n’arrivent pas à prendre du recul sur eux-même et qui persistent dans un mode de vie qui ne leur convient qu’à moitié. Je trouve ça dommage.

  8. Il est vraiment très intéressant ton article. C’est très bien documenté.
    Dans certaines situations, il est compréhensible qu’on manque de confiance en soi.
    Mais ça devient maladif quand c’est tout le temps.

    1. Merci pour ton commentaire 🙂 Oui, mais c’est parfois difficile de se rendre compte qu’on est « malade » et qu’il faut améliorer la situation malheureusement.

  9. Super article! Moi aussi je me reconnait totalement dans ce que tu écris comme tu t’en doute mais je suis contente de voir que j’ai déjà passé les premières étapes de l’acceptation de soi! Mon déclic à moi c’était de partir de ma ville natale, et de me découvrir seule, sans, effectivement, chercher l’approbation ou craindre les remarques de mes proches. Me découvrir et m’écouter m’a aidé à ma faire confiance et à me connaitre, à devenir celle que je suis..
    Continu comme ça, ce que tu écris est excellent 😉

    1. Quand on se confronte à un nouvel espace, de nouvelles personnes, de nouvelles références, je crois qu’on apprend beaucoup de choses sur soi. Tu vas continuer à en apprendre et à gagner en confiance en toi à la Réunion. Et tu sais ce qui prouve le plus ton changement de regard sur toi-même ? Tes cheveux libérés ^^
      Gros bisous soeurette

  10. quand j’étais petite, j’étais maladivement timide .. au point de ne rien faire avec les autres. Puis l’adolescence, la timidité et le manque de confiance en soi cumulés, dur dur … pas très bonne en étude, pas très bonne en amour, il a fallu que la vie prenne les choses en main pour moi ! Le travail m’a beaucoup aidé, les autres m’ont vu comme quelqu’un de compétent, puis il y a eu ce stage « émotivité, confiance en soi ». J’ai appris de moi, et de fil en aiguille, les années aidant, je me suis fais confiance. Aujourd’hui, avec la cinquantaine, je suis fière de ce que je suis devenue, de mon parcours et de mes challenges réussis. La confiance en soi est une affaire personnelle, mais par expérience, je sais que de se voir belle et capable dans le regard de l’autre, ça aide. Bonne chance pour ce nouveau blog ma fille, et bravo pour ton analyse sur les cheveux de Margaux 🙂

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