coupe menstruelle et syndrome du choc toxique

Coupes menstruelles & Syndrome du Choc Toxique : pourquoi on nous enfume !

Depuis quelques jours, vous avez surement dû, comme moi, voir pulluler sur votre fil Facebook des articles rédigés par tout un tas de sources sérieuses, mettant en cause, suite aux résultats d’une étude, la coupe menstruelle dans des cas de syndrome du choc toxique (SCT). Depuis 3 jours, les titres du Monde, du Huffington Post, de France Info et d’autres, écrivent de concert que « la cup favoriserait les syndromes de choc toxique », contrairement aux tampons. Etant moi-même fervente utilisatrice de cette coupe menstruelle, je me suis sentie obligée de cliquer. Et là, c’est le drame.

Franchement, j’en ai marre qu’on se paye notre tête.

Bon, commençons par faire le point sur cette étude, remettons de l’ordre un peu dans tout ça et voyons ce qui, pour moi, ne va pas.

C’est quoi cette étude ?

Cette étude, c’est celle du Centre National de Référence des Staphylocoques -organisme rattaché aux CHU de Lyon, qui a pour vocation d’étudier les cas de staphylocoques- elle a été menée par le Docteur Gerard Lina et le Professeur François Vandenesh. En octobre 2016, après s’être aperçu qu’en 12 ans les cas de choc toxique avaient considérablement augmentés, passant de 4 cas en 2004 à 19 en 2016, le Dr Lina décide de se lancer dans un projet d’étude scientifique. Pour comprendre ce phénomène il s’est intéressé au développement de la toxine qui provoque le choc toxique, à partir d’une récolte de 700 tampons usagés de femmes s’étant portées volontaires pour l’étude.

Le syndrome du choc toxique

Le syndrome du choc toxique est une maladie rare (aux vues du nombre de cas répertoriés, même en 2016) mais grave, provoquée par « une toxine bactérienne qui pénètre dans la circulation sanguine à la suite d’une infection par un agent pathogène. Cette toxine, appelée TSST-1, est un des nombreux facteurs de virulence associés au Staphylococcus aureus, ou staphylocoque doré »(merci Wiki !).

Fortes fièvres, hallucinations, vomissements, rougeurs cutanées pendant les règles en sont quelques symptômes. La maladie a longtemps été méconnue et a commencé à faire parler d’elle il y a déjà quelques années lorsque Procter & Gamble a eu la merveilleuse idée de commercialiser des tampons « super-absorbants » de la marque Rely dans les années 80. S’en sont suivi de nombreux cas de SCT et le retrait de la marque du marché. Cette maladie aigüe, peut s’avérer mortelle (bien qu’aujourd’hui, en France le taux de mortalité soit proche de zéro) ou engendrer de sévères complications tel qu’en témoigne l’histoire de ce mannequin qui y a laissé une jambe.

Ce que nous dit l’étude

Dans les grosses lignes et de ce qu’on peut en lire sur tous les articles de journaux qui circulent en ce moment sur la toile, les tampons ne provoqueraient pas de syndrome du choc toxique (ouf !) en revanche, les coupes menstruelles, oui. (pas ouf)

« Attend, attend, je n’comprends pas, l’étude ne devait pas juste porter sur les tampons à la base ?

(cf. paragraphe précédent, pour ceux qui ne suivent pas).

– Bah si.

– Alors comment en arrive-t-on à de telles conclusions ?

– Bah je ne sais pas. »

Jetons un œil plus attentif à cette fameuse étude.

Titre VS graphique non légendé

« Des résultats rassurants : aucune protection testée ne favorise la croissance et la production de la toxine » ça, c’est le gros titre des résultats de l’enquête. Ah bon ? Bah ce n’est pas ce que disent les journaux qui ont relayé l’info… ni votre graphique les gars. D’ailleurs, qu’est-ce qu’il nous dit ce graphique ?

 

coupe menstruelle et choc toxique

 

Oh non de Diouuuu ! QUOI ?? Les coupes menstruelles vont jusqu’à 150% !!!

Euh, mais 150 % de quoi en fait ?

 

Bah ouais, il est là le problème. Ce graphique, il est bien joli avec toutes ses petites marques de protections hygiéniques en ordonnée et ces taux de pourcentage en abscisse, agrémenté de ces quelques petites touches de couleurs bleu et doré, mais en vrai il nous dit quoi ? Et ben rien. Ce graphique ne nous dit rien.

Je n’ai pas fait de longues études scientifiques, j’en ai même pas fait du tout, par contre j’ai fait de longues études (Ouais je me la pète) et j’ai aussi réalisé des études et la première chose qu’on m’a apprise c’est de : « toujours légender son graphique ! ». J’crois même que ça ne date pas de mes années d’université, mais bien de cette sombre période du collège où j’avais des zéro en maths.

Alors pourquoi ce graphique n’a aucune légende ? Ça signifie quoi ces pourcentages là sur la ligne du bas (abscisse Laure, on a dit que c’étaient les abscisses), au taux d’utilisation des marques par les femmes ? Au taux d’appréciation des marques (ça, ça me semble plus juste d’ailleurs) ?

Le problème de la méthode

En fait, sur toute la ligne, l’enquête reste très floue : pas d’explication méthodologique, aucune parution dans une revue scientifique et puis ce schéma qui n’a aucune légende ou presque. Bref, rien à voir avec la rigueur scientifique que l’on connait.

Et puis il n’y a pas autre chose qui vous gêne ?

Au début de cette enquête, on nous parlait d’une étude sur les TAMPONS. On nous a dit que le monsieur avait récolté 700 TAMPONS usagés pour son étude. À aucun moment on nous parle de coupe menstruelle. Et là, BAM ! elles apparaissent, comme par magie, sur le tableau, et explosent tous les records. Trop fort.

Alors soit vous vous foutez de notre gueule, soit vous nous prenez pour des connes.

J’opte pour les deux choix à la fois.

Selon l’article de Médiapart (que vous retrouverez en bas de cet article), le cas de la coupe a été rajoutée, comme ça, à la fin, un peu à la va-vite. Les laborantins auraient reproduit l’environnement vaginal à l’aide de sacs plastique et d’une recette dont eux seuls ont le secret. On ne sait pas vraiment d’où ça sort, mais clairement…pas de notre chatte.

Et qu’est ce qu’on apprend d’autre sur cette « enquête » ? Que les tampons ne favorisent pas voire même bloquent le développement de la toxine dans notre minou. Tiens donc ! Et ça sort d’où ça ? Comment on nous l’explique ?
Et puis il y a ce passage aussi : la cup aurait plus tendance à favoriser le développement de la toxine car elle permet « une arrivée d’air et donc d’oxygène plus importante que les tampons ». Sauf que, les mecs ont dû oublier que grâce à son effet ventouse, la coupe menstruelle empêche la présence d’oxygène (c’est ce qu’on appelle l’anaérobie). Mais bon, ce n’était peut-être pas très facile à voir avec des sacs plastique…

Edit du 9/07/17 suite au commentaire très pertinent d’un prof de microbio qui a lu mon article : il se trouve que la bactérie en question n’a pas besoin d’oxygène pour se développer. Et hop, un argument en plus qui prouve qu’il n’y a pas plus de risques, de ce point de vue là, d’utiliser une coupe menstruelle.

Alors voilà, si on récapitule on se retrouve face à une étude très floue, aux méthodes non explicitées, qui diabolise la coupe menstruelle face aux tampons vendus sur le marché et utilisés massivement.

Pourquoi on nous enfume

mensonge sur les protections hygièniques

 

C’est quand même marrant que cette étude apparaisse au moment même où la cup menstruelle convint de plus en plus de femmes et quelques semaines après la diffusion d’un documentaire très intéressant intitulé « tampon, mon ennemi intime » (le lien en bas de l’article). On ne compte plus le nombre d’articles ou de vidéos qui vantent les mérites de notre nouvelle meilleure copine. Moi la première, ça fait maintenant plus de deux ans que j’utilise une cup et je ne changerais pour rien au monde. Elle a fait ses preuves (et largement) en trek, dans la jungle, dans des lieux où il n’y avait pas de vrais toilettes/de vraies chasse-d ’eau. Je suis une convaincue et j’essaye de convaincre toutes les personnes autour de moi.

La cup, c’est une alternative (parce qu’il y en a d’autres) écolo et économique aux tampons et autres serviettes hygiéniques jetables. À l’heure donc, où la réputation des protections hygiéniques prend un sacré coup dans la tronche, il est temps que les industriels redorent un peu leur image, vous ne trouvez pas ?

Au risque d’enfoncer des portes déjà grandes ouvertes, je voudrais revenir sur ces protections hygiéniques que l’on trouve dans le commerce. Et donc, pourquoi, au final, on nous enfume avec ces histoires de syndrome du choc toxique et de coupe mensuelle.

Les dangers de l’utilisation de protections hygiéniques jetables

Pour moi, réaliser cette étude et mettre en avant (comme par hasard) toutes ces marques industrielles de tampons au détriment des marques bio et des coupes menstruelles, et organiser un tapage médiatique autour de cela, c’est nous dévier du véritable problème de santé publique qui touche de trop nombreuses femmes chaque jour !

Les tampons (et les serviettes hein) contiennent, depuis leur apparition sur le marché dans les années 30, de nombreux produits toxiques. Pendant trop longtemps, cet état de fait a été silencié. Les consommatrices (ce marché étant quand même juste énorme) ont donc pendant de très longues années, utilisé ces produits, sans vraiment se poser la question de ce que cela pouvait provoquer dans leur minou. De toute façon, personne ne pouvait vraiment savoir ce que contenaient (et contiennent) les tampons puisque les composants ne sont pas indiqués sur les boites. Bref, au final, on se rend compte que les tampons contiennent :

  • Des cristaux de polyacrylate de sodium. Pour le côté hyper absorbant. C’est la même chose que l’on retrouve dans les petits sachets anti-humidité de nos boites de chaussures par exemple.
  • Du coton qui est bourré de pesticides (culture la plus polluante du monde) et de la viscose, une matière artificielle
  • De l’aluminium, des hydrocarbures
  • De l’alcool et des additifs de parfum
  • Du Chlore. Ça, c’est pour le blanchiment.

Le premier problème c’est que toutes ces substances, qui se retrouvent au milieu de nos muqueuses délicates, sont absorbées par notre organisme. Notre corps est cependant incapable de s’en débarrasser et donc nous accumulons pendant des années, ces substances toxiques dans notre corps. Cool non ?

Ah oui et puis y’a un deuxième problème. Le chlore et la viscose, ça crée de la Dioxine. Or, la dioxine a été référencée comme un poison (oui oui, je n’exagère pas pour une fois). Selon Greenpeace, c’est « l’une des substances synthétiques les plus toxiques jamais étudiée. » Rien que ça. L’OMS le considère même comme une substance cancérigène.

Alors forcément, tout ça n’est pas sans conséquence. La femme, victime de toutes ces substances chimiques développent de nombreuses maladies et désagréments : irritations en tout genre, inflammations, mycoses, endométriose, dysfonctionnement des ovaires, fertilité amoindrie, risque de fausse couche, fluctuation hormonale et probablement des cancers.

Où sont passés l’éthique et le respect ?

 

coupe menstruelle et choc toxique

 

Alors voilà, on vient nous casser les ovaires avec cette histoire de choc toxique, on vient nous enquiquiner en nous faisant croire que la coupe menstruelle est dangereuse pour la santé alors que le problème ce n’est pas ça.

Le problème c’est qu’on nous jette de la poudre aux yeux avec une étude bidon financée par je ne sais qui, tout ça pour cacher la véritable merde que sont les protections hygiéniques jetables. Les mecs pensent détourner notre attention de la cup en nous disant qu’elle est dangereuse parce qu’elle provoquerait une maladie grave alors que les tampons eux, ne le seraient pas. Au contraire, ils pourraient même amoindrir le risque de choper un SCT. Non mais sérieux là, y’en a ras-la-coupe !

Combien de femmes sont touchées par toutes ces maladies bénignes du quotidien ? Combien de femmes voient leur vie gâchée, leur confiance ébranlée, leur sexualité touchée par des mycoses à répétition, des irritations ou l’endométriose ? Quelle étude vient nous être secouée sous le nez à grand renfort de médias pour nous prouver que la coupe menstruelle et les tampons biologiques évitent d’avoir la chatte en feu ?

Et puis à quel moment va-t-on arrêter de nous prendre pour des connes en nous faisant la leçon ? «Eviter d’utiliser des coupes menstruelles, comme des tampons ou des serviettes la nuit » sérieux les gars, et on fait comment ? « Il faudrait plus d’éducation et d’information auprès des femmes pour qu’elles n’utilisent pas les protections plus de 4-6 heures » mais allez-vous faire foutre avec vos préconisations merdeuses !

Commencez par avoir une éthique irréprochable, commencez par ne plus infliger à nos vagins vos produits chimiques de merde, commencez à penser à la femme au lieu de penser à la part de marché. Et ensuite vous viendrez nous parler d’éducation (et encore !).

Un problème d’information ? Mais c’est vous qui créez des problèmes en désinformant la population. La véritable information, c’est celle qui nous met en garde contre les actions des lobbyistes, celle qui nous fait part de faits réels et avérés, qui s’appuie sur de vraies études scientifiques reconnues. La vraie information, c’est celle qui vise à protéger les femmes et les jeunes filles en leur proposant des solutions précises et éthiques. La solution ce n’est pas de nous refourguer vos merdes de produits d’hygiènes remplis de produits chimiques qui polluent notre corps et notre Terre.

J’vous jure, bientôt ils vont nous dire que manger des pesticides c’est bon pour la santé…

 

Pour aller plus loin :

 

Et vous, vous en pensez quoi ?
On en parle juste en dessous ! 

 




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50 commentaires sur “Coupes menstruelles & Syndrome du Choc Toxique : pourquoi on nous enfume !

  1. Bon ben maintenant je sais tout ce qu’il faut savoir grâce à ton ananas ! Bon … ça arrive un peu tard … (étant donné mon grand âge), mais c’est génial pour l’information des jeunes filles et jeunes femmes qui te liront. Je me dis que cet article est un peu fait grâce à moi 😉 … j’adore ton style et je suis ravie que tu sois littéraire plutôt que scientifique ! Je vois que malgré tout, tu es au top sur les sciences … humaines … Bravo !

    1. Comme tu dis, même si c’est trop tard pour certaines, c’est encore le bon moment pour plein d’autres personnes. Je ne bénéficie pas d’une audience suffisante mais j’espère quand même que d’autres sources viendront contredire cette étude. Oui, grâce à toi et grâce à d’autres personnes que j’ai vu partager ces conneries. Et oui, les sciences humaines, c’est plus mon dada ^^ Bisous !

  2. Merci beaucoup pour ton article qui remet les choses à leur place ! Trop d’études sont financés secrètement par des lobbyistes pour leurs intérêts, la santé des gens ils s’en foutent royalement et empoisonnent l’humanité en toute impunité… alors merci encore de dénoncer ces pratiques à vomir et de nous informer sur ce que contient vraiment les protections hygiénique je ne le savais pas du tout perso ! Je n’ai jamais testé la cup par peur de pas savoir m’y prendre (miss maladresse Bonjour 😅) et par peur d’avoir mal aussi ça a l’air énorme ce truc 😲😄

    1. Je suis contente de voir que cet article aura au moins servi à informé une personne 🙂 pour la cup, honnêtement, ça ne fait pas du tout mal, une fois qu’elle est en place, elle ne bouge plus et on ne la sens pas. Après, c’est fabriué en silicone chirurgical, du coup c’est souple et ça s’adapte très bien à la forme du vagin. Tu sais, on arrive à y faire passer des épaules de bébé, la cup à côté, c’est vraiment rien ^^ et puis une fois que tu a chopé le coup de main, c’est très facile (mais il faut être à l’aise avec son corps, clairement)

  3. Je partageais justement ce matin sur ma page, à ce sujet. Merci pour ce super article bourré d’exactitude et d’humour!! J’adore!! J’adore!! J’adore!! Et du coup, ben… je partage 😉

  4. Mais pour ce qui est des pesticides, c’est déjà le cas ^^
    Mmmmm les bonnes céréales bio du maroc aux pesticides et oh la la qu’il est bon le lait bien frais à la dioxine…
    Bref.

    1. Haha oui, ma dernière phrase était un peu ironique. En même temps j’ai cherché si y’avait pas un article qui trainait et qui disait texto « les pesticides ne sont pas si mauvais pour la santé » (ou mieux hein) mais j’ai rien trouvé 🙁

  5. Bravo pour cet article très intéressant et instructif. effectivement cet étude et un peu flou, et finalement qui sont les vrais investigateurs??? je n’utilise pas encore de cup, du a un stérilet aux hormones qui m’a bloqué les règles, que j’ai fait retirer suite à une opération visant à retirer des cellules précancéreuses de mon col de l’utérus, je raconte ma vie je sais mais tout ça pour dire que le stérilet aux hormones, les serviettes, les tampons sont de la belle merde…et je ne connaitrais jamais l’origine de ce problème et nos culottes aussi sont toxiques, mais aussi tout le reste… alors vraiment connaitre le vrai du faux aujourd’hui c’est compliqué voire impossible, et faut faire au mieux de selon ces convictions.

    1. Complètement Ton histoire reflète bien le problème malheureusement. Même s’il y a certainement d’autres facteurs, il est certain que si on se fourrait moins de merde dans la nenette à cause d’eux, on en serait pas là.

  6. Pas tout à fait d’accord avec toi 😉
    Je pense qu’en fait, ce n’est pas le tampon ni la cup en soi qui sont dangereux, mais le fait de les garder trop longtemps. A une époque où je mettais parfois des tampons, je ne les gardais pas plus de 2h d’affilée, parce que je sentais par moi-même qu’au bout d’un moment ça commençait à m’irriter. La cup j’ai jamais essayé (et j’en ai pas l’intention, non pas à cause de cette étude, mais tout simplement me foutre un objet dans la chatte c’est un truc que je préfère éviter mdr, j’au souvent des douleurs à l’entrée du vagin à chaque pénétration donc bon voilà, je préfère éviter quoi) ^^
    Bref, moi c’est comme ça que je comprends cette étude ^^

    1. En fait,, cette étude utilise cet argument « le fait de conserver le sang dans le vagin favorise le développement de la bactérie » en oubliant cependant que pendant la journée, en utilisant la cup, le sang n’est pas en contact avec les muqueuses vaginales, contrairement à l’utilisation des tampons. Ensuite, cette étude, hormis le fait qu’elle ne repose sur rien de fiable, vient démonter la réputation de la cup alors qu’à part la bactérie du SCT, il n’y a aucun autre risque de maladie plus bénignes mais bien plus répandues, contrairement aux tampons qui favorisent les sécheresses, irritations, inflammations et mycoses entre autres.

  7. Bravo, moi aussi, j’ai adopté la Cup depuis maintenant 2 ans et je l’adore. J’essaie de la faire découvrir a mon entourage et je ne connais personne qui est déçu. Depuis quelques jours, je vois tous ces articles sur les dangers de la Cup. Je me suis dit : j’en ai marre, les tampons, c’est toxique, les serviettes ça pollue, rien mettre sa tache, pour une fois que j’avais trouvé une bonne alternative avec la cup : pratique, santé, écolo. Je suis contente de voir qu’on n’est pas les seules a ne pas croire aux études qui sortent de nuls parts.

    1. C’est justement pour cela qu’il me paraissaient important d’écrire cet article. Au moins, celles qui le liront auront un autre son de cloche. Parce qu’avec toute la propagande (parce qu’il s’agit bien de cela) médiatique que cette pseudo-étude à engendrée, ça ne m’étonnerait pas que d’ici quelques semaines, des femmes prêtent à passer à la cup, reviennent sur leur décision. Juste parce qu’on nous fait peur…

  8. Super article! On ne sait plus ou donner de la tête! Tout le monde enfume, tout le monde! Enfin, essaye 😉 Je suis écoeurée de cette société qui tourne autour d’une seule chose: l’argent. Une cup, j’en ai une. Je l’ai utilisée 2 ans. Depuis un an, j’essaie le flux instinctif libre, qui pour le moment s’apparente plus à porter des serviettes réutilisables soyons honnête 😉 En tout cas, je me sens mieux comme ça, je ne sais pas expliquer pourquoi. Mais ton article est criant de vérité et ce tapage n’est pas sain et cache bien des choses! Merci pour ce belle article!!

    1. Un copine m’a parlé du flux instinctif libre, si tu y arrives, chapeau ! C’est impressionnant de voir que l’on eut controler son corps de la sorte 🙂 Et effectivement on doit se sentir bien mieux et plus sereine ! Merci pour ton commentaire et d’être passée par ici 🙂

      1. Une belle découverte ton blog 😊 Pour le flux instinctif libre, c’est pour le moment plus de l’usage de serviettes réutilisables qu’il s’agit mais je sens que je comprends de plus en plus le fonctionnement et c’est fort agréable! 😉

  9. Laure, je sais que je te le dis sous CHAQUE article ou presque, mais ce nouveau blog est un délice. Ton écriture se libère et ça se sent, et c’est un tel PLAISIR de le sentir quand on te lis, c’est fluide, c’est raisonné, c’est GENIAL !
    Pour en revenir à ce magnifique article, déjà : bravo pour le choix des gifs. J’ai explosé de rire.
    Ensuite, évidemment que les tampons permettent le développement du SCT, c’est marqué sur toutes les notices, dans toutes les boîtes (oui, je fais partie de ces filles qui lisent les notices des tampons à chaque fois, ou quand elles s’ennuient aux toilettes parce qu’elles ont oublié leur livre/téléphone).
    Je passe à la cup à mes prochaines règles, et j’ai vraiment apprécié cet article, BRAVO !

  10. Ton article remet bien les choses à leur place ! Merci !
    Je suis à la cup depuis un mois, j’adore ! Après j’ai encore des ratés (des mini-fuites quoi), donc je porte quand même une petite serviette au cas où, le temps de trouver the technique pour la porter correctement (si tu as je prends ! ) mais en tout cas c’est une révélation pour moi de ne plus avoir à baliser ‘merde j’ai pas acheté mes serviettes, mes règles arrivent ce soir et tout est fermé’ ! Puis niveau écologie et tout c’est tellement mieux !
    Merci !! 🙂

    1. Oui au début ça demande un peu d’entrainement mais au bout de quelques cycles, on a la main et on maitrise ^^ Après, des fois, y’a des jours avec plus de flux que d’autres, donc ça nécessite d’aller aux toilettes plus régulièrement mais bon… comme avec les tampons au final ! La cup est mieux à tous les niveaux et c’est justement ça qui fait si peur aux industriels…

      1. Bon, ça me rassure, c’est pas juste moi qui suis un boulet et ne sais pas l’utiliser …. Merci 🙂
        On va bien voir avec le temps, aujourd’hui c’était quasiment nickel 🙂
        Mais hier oui je l’ai gardée genre 11h car pas pu la changer plus tôt, et j’ai senti que ça me gênait un peu, donc je pense que même si c’est pratique il ne faut quand même pas abuser du port de la cup ^^ Mais oui c’est mieux que les tampons 🙂

        1. Moi j’en ai deux, et y’a un des modèles, quand le flux n’est pas suffisant, dont l’effet ventouse devient vraiment gênant à la fin de la journée. Il faut faire en fonction des sensations. Quand on sent une gêne, aller l’enlever et la remettre si nécessaire. Chaque corps est différent, il faut faire ses propres expériences. Avec l’autre modèle par exemple je peux rester 12h avec !

  11. La cup, une valeur bien plus sur que de se mettre un tampon gorgée de pesticide et bien d’autre cochonnerie… En bref moi j’avais lu qu’il y avais un risque si nous gardions la cup plus de 08h00… Moi je valide, j’ai juste des souci suite à mon accouchement il y a deja 20 mois, mon super vagin pas tonique n’arrive même plus à tenir la cup, il glisse, La Loose !

    1. Peut-être qu’il y a un risque, mais autant qu’avec un tampon quoi (et encore, car la cup n’absorbe rien…). Cela ne nécessite pas que les journaux assène la cup à coup de « la coupe menstruelle serait plus dangereuse que les tampons »… Titres racoleurs. As-tu essayé de changer la taille de ta cup ? ça doit être gênant en effet, il faut faire de la gymnastique du périnée non ? En tout cas, bon courage à toi !

  12. Merci pour cet article très bien expliqué. J’ai récemment écris un article sur la cup dont je suis devenue accro et j’ai justement eu pas mal de retour par rapport à cette nouvelle polémique. Je n’avais pas encore eu le temps de trop approfondir la question mais je retrouve dans ton article ce que j’avais pensé de la polémique !

    1. ça me rend triste de voir que tant de personnes croient à ces bêtises… la cup est le truc le plus génial en matière d’hyigiène féminine et je me demande comment les gens peuvent croire que c’est pire qu’un tampon alors qu’il n’y a pas de pesticide, ni chlore, ni dioxine dans la fabrication de la cup…

  13. Chouette article! Pertinent et le ton est sympa 🙂 J’ai arrêté de mettre des tampons il y a plusieurs années et j’ai pas encore testé la cup, même si j’en ai entendu que du bien (à part depuis quelques jours donc avec ces articles qui circulent). J’utilise des serviettes bio, qui ne contiennent pas chlore, de plastique, de colorant ou de parfums…Elles sont biodégradables, bon c’est pas aussi écolo que la cup, mais j’ai des règles super légères et super rapides donc…Mais je réfléchis à acheter une cup de plus en plus…Merci pour cet article!!

    1. Comme je disais dans l’article, il existe d’autres systèmes de protections hygiéniques meilleurs que les protections jetables. Je pensais aux protections bio ou lavable. C’est déjà quelque chose d’y être passé. Après chacune fait en fonction de ses envies et de ses possibilités. Si on n’est pas très à l’aise avec la vue du sang ou avec son corps, ça ne sert à rien de se forcer à mettre une cup, ça risque d’être plus traumatisant qu’autre chose ^^ L’important c’est surtout de savoir ce qu’on utilise.

  14. Hello je ne me suis pas encore penché sur Les sujet mais je vous ai lu et je vais aller voir l étude en détail. Tout d abord je suis enseignant en microbiologie (études des microorganismes pour Ma part bactéries et virus) a l université. Je me permets un détail sur votre article : Les bactéries n ont absolument pas besoin d oxygène pour se développer. La partie anaérobie de votre texte, fondamentalement La bactérie s en fiche comme de l an 40 de l oxygène car elle est aéro-anaérobie (jargon pompeux je le conçois) qui veut dire qu elle se développe très bien sans oxygène (ou avec). Ainsi La coupe menstruelle qu elle soit bien en anaérobie ne sera pas spécialement utile pour empêcher le choc toxic 😉

    1. Bonjour et merci pour ce commentaire très intéressant ! Merci de faire cette précision car justement, cette ligne de mon article s’appuie sur une phrase écrite dans les conclusions de l’étude qui dit que la cup favorise le developpement de la bactérie car elle fait entrer un plus grand volume d’air. Or, si comme vous le dite, la bactérie n’a pas besoin d’air pour se développer, alors cet argument tombe à l’eau n’est-ce pas ? Du coup, tampon ou cup, la bactérie peut se développer de la même façon. Je vais mettre à jour mon article, grâce à votre commentaire. Merci !

  15. Merci pour ton article si complet!! C’est clair que cette étude est complètement absurde! Comme par hasard, ce serait les cup et les serviettes BIOS, dans lesquelles le taux de pesticides est proche de zéro, qui seraient moins bonnes pour la santé que celles qui sont clairement remplies de toutes ces cochonneries???… Sans rire! Je suis passée à la cup depuis plusieurs mois et mon intimité ne s’est jamais sentie aussi bien!

  16. Le fric, le fric, il n’y a que ça qui compte, au détriment de la santé publique. C’est pareil pour tout, industrie agro-alimentaire (notamment le gros mensonge des produits laitiers nos « amis pour la vie »!) ça me débecte !

    1. Je suis bien d’accord avec toi ! Heureusement de plus en plus de personnes se démènent pour faire émerger des solutions alternatives, il faut en profiter et leur donner du poids !

  17. J’ai lu deux autres articles qui disent à peu près la même chose que toi, sur Mediapart et sur le site Madmoizelle… j’en avais retenu qu’en fait les études sont paradoxalement assez rassurantes ! mais que par contre il faut rester vigilant, stérilisation régulière et éviter les protections internes la nuit… mais c’est tout

    1. L’article de MademoiZelle rassure mais n’est pas vraiment critique. L’article de Médiapart, est déjà plus pertinent, j’ai trouvé. Le problème en fait pour moi, réside surtout dans la façon dont cette étude et les médias détourne notre attention du véritable problème. Ok, peut-être que la cup et les tampons, au niveau du choc toxique c’est paareil, sauf que le chox toxique est une maladie TRES rare. Alors on fait tout un tapage là dessus sans jamais mentionner les autres problèmes, bien plus communs et, à mon sens plus importants engendrés par le port des tampons.

      1. Je pense que c’est un souci qui est lié plus largement au traitement médiatique des études scientifiques non ? y’a un côté buzz alors même que parfois les conclusions de l’étude n’ont pas grand chose à voir

        1. Oui complètement, plus personne n’a rien à dire d’intelligent alors on écrit juste pour écrire et faire du volume d’information. ça ne rime à rien, et tout cela n’a aucun sens.

  18. Bonjour
    Merci pour cet article qui « démonte » intelligemment les études bidons pondues par les lobbies en tout genre.
    Cela pose une fois de plus la question que l’on devrait tous se poser maintenant dès qu’on achète chaque produit que l’on consomme, que ce soit ce que l’on se met sur la peau (vêtements, chaussures, bijoux, crèmes sur la peau, maquillage, teintures sur les cheveux hyper toxisues…) ou ce que l’on met dans notre corps (nourriture. notamment pesticides mais aussi dans les restaurants quels produits sont utilisés? . Produits d’hygiène justement comme les tampons. Mais aussi médicaments et vaccins, autre vaste sujet).
    On pourrait aussi parler de ce que l’on respire même si on a moins d’emprise sur le phénomène, mais aussi des objets que l’on achète et qui polluent notre intérieur, comme les produits ménagers, les meubles composés de matières toxiques, les objets du quotidien (personnellement je bannis au maximum les objets en plastique dans mes achats).
    En ce qui concerne ton sujet, je ne me suis posé la question que très récemment. Je me disais que la cup n’était vraiment pas pratique, surtout qu’étant hôtesse de l’air je ne me vois pas trop l’utiliser dans l’avion…
    Sais-tu quels composants entrent dans sa fabrication? Pour moi c’était juste du plastique et ce corps étranger dans mon corps ne m’inspirait guère confiance… Mais tu as dû te pencher sur la question en détail j’imagine.
    Je me posais aussi la question par rapport aux préservatifs du coup même s’ils restent moins longtemps dans notre vagin que la cup!
    Ton article me donne envie de me pencher sur la question en tout cas. Je vais peut-être franchir le pas. Merci pour ta clairvoyance et ton esprit critique. Une étude soit disant scientifique peut bien prouver ce que celui qui la commande veut mettre en avant en fonction de ses propres intérêts. L’enjeu est de débusquer les conflits d’intérêts et ils sont légion à tous les niveaux.

    1. Merci pour ton commentaire ! Tout d’abord, en effet, cet article soulève un problème mais rejoint une multitude d’autres questions sur notre consommation. Il me semble, du coup, que la démarche minimaliste soit la plus approprié pour revoir correctement nos modes de consommation et sortir de cette société de grand n’importe quoi. J’essaye justement de réfléchir a des séries d’articles car plus j’y pense et plus je me rend compte que c’est toujours le même probleme : quand on prend le temps de revoir ses envies à la baisse, quand n privilégie la qualité sur la quantité, on se retrouve aussi, avec des choses + naturelles et + éthiques.

    2. J’ai oublié la moitié de ma réponse …
      En c e qui concerne la cup en elle même, je la trouve bien plus pratique qu’un tampon ou qu’un serviette. Je voyage depuis plus d’un an et je me suis retrouvée à avoir mes règles lors de treks dans la jungle… Avec des tampons et serviettes, j’aurais été très embêtée : pas de poubelle dans la jungle donc j’aurais dû transporter mes protections usagers dans un sac plastique, dans mon sac pendant plusieurs jours… pas top. et si jamais je ne prevoit pas suffisament, je suis mal. Avec la cup, la présence d’une rivière ou, dans les cas les plus extrème (vidage de cup en urgence sans présence d’une rivière) une bouteille d’eau a fait l’affaire. Dans des situatrions plus quotidienne, la cup ne nécesiite de ne penser à rien d’autres qu’à avoir un point deau pour la changer : l’eau des toilettes quand on tire la chasse, le réservoir d’eau quand il n’y a pas de chasse d’eau.
      La coupe menstruelle est fabriquée en silicone chirurgical, pas en plastique. Dans l’avion, je pense qu’elle sera aussi plus pratique qu’un tampon ou qu’une serviette, car même si l’espace est exigüe, tu auras un robinet d’eau pour la changer ^^ (je l’ai déjà changée dans un bus, sans problème). Le seul truc avec la cup, c’est qu’il faut être un minimum à l’aise avec le sang et avec son corps, car on se met les doigts à l’intérieur pour la récupérer et que certains jours, le flux est fort et le sang dégouline sur nos doigts… mais bon, c’est pas grand chose après tout ^^

  19. Juste en PS pour rebondir sur ta dernière phrase, J’ai lu un article il y quelques jours qui prétendait que la Commission Européenne serait prête à autoriser l’utilisation de pesticides dans les cultures bio (label AB)!? Ça me paraît tellement énorme… As-tu des infos là-dessus?

  20. Bonjour et bravo pour cet article, ô combien salutaire ! Je n’avais jamais entendu parler de cette cup, pas même dans ces attaques lobbyistes. J’ai relayé récemment une alerte à propos du choc toxique avec les tampons, bien que j’en ai porté toute ma vie sans problème ni personne que je connaissse, mais il est possible que la composition (jamais mentionnée effectivement…) ait évolué pour plus de performance vers plus de toxicité. Ou que des troubles soient passés inapperçus.
    Pour ce qui est du rapport au sang, même avec les tampons il arrive que le flux dépasse leurs capacités. On s’y fait, bien obligées… Mais c’est vrai que ça a été ma premère réaction
    Le corps des femmes est en perpétuelle transformation. Les règles, un tabou tenace, pour la femme elle-même. J’espère de tout coeur que les jeunes et leurs amis poursuivent sans faillir, notamment sur ce front, la lutte pour leurs droits, leur santé, leur sécurité, ayant appris à s’aimer en tant que telles.

  21. J’ai remarqué également que dans ce graphiques seuls les tampons bio et la cup avaient des résultats deconnants, c’est tellement énorme que cela discrédite complètement cette étude. Quant à l’introduction de pesticides dans le bio, c’est apparemment la solution préconisée par un député européen pour mettre le bio à portée du plus grand nombre … Il y a quelque chose qui m’échappe là dedans !

  22. Bravo pour ton article jolie fée! Je l’ai partagé sur ma page professionnelle car il est fée….riquement bien écrit! Fervente utilisatrice aussi. Je suis totalement contre les lobbies pharmaceutiques et l’industrie des protections hygiéniques!

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