Je veux devenir freelance.

Je ne sais pas si c’est un effet de mode, mais j’ai envie de devenir freelance.

Comme 2,8 millions de Français en fait. Le monde et notre société actuelle se transforment, je ne suis pas sûre qu’elle aille du bon côté mais quoi qu’il en soit, le travail et la façon d’envisager son activité, son métier est en train de se transformer. La faute à quoi ? La faute à la crise, au chômage et au changement de paradigme sociétale : nous sommes animés à vouloir autre chose.

Je n’ai jamais vraiment voulu travailler pour une entreprise. À vrai dire, j’ai fait une licence en communication dont deux années en école privée qui m’ont dégoûtée du modèle de l’entreprise, de la grosse boite. À grands coups de campagne de com’, stratégie média, publicité, et marketing, pour moi, on prenait le consommateur, « la ménagère de moins de 50 ans », pour un débile profond. J’avais l’impression de me retrouver face à des hommes et des femmes qui venaient m’apprendre comment exploiter la bêtise des gens pour se faire un max de pognon. Bref, je n’ai pas trop aimé.

Pourtant, la communication m’a toujours attirée. J’ai toujours voulu faire un métier dans lequel je pourrais écrire, parler, échanger, rencontrer et organiser. Je voulais être journaliste reporter d’image puis chargée de relation presse, puis j’ai voulu organiser des événements. Bref, c’était quand même un domaine qui me faisait de l’œil, et grave.

À côté de ça, la culture.

La musique, le théâtre particulièrement et les arts en général m’ont toujours fait vibrer. J’ai grandi dans un environnement artistique, et je n’ai jamais voulu en sortir. Pourtant, je n’ai pas vraiment l’âme d’une artiste. Alors à la fin de mes deux premières années dans cette fameuse école privée, j’ai bifurqué. J’ai pris le chemin de traverse et je me suis retrouvé sur les bancs de la fac, pour finir ma licence avec une spécialisation dans le milieu culturel. Là, je m’y retrouvais. Désormais je savais mieux : je voulais allier communication et art. Je voulais mettre en contact les gens et les artistes. Je voulais monter des projets et faire de belles rencontres et surtout, je voulais œuvrer pour le bien commun, pas pour le profit.

J’ai continué sur cette voie. Une belle aventure du côté des sciences humaines et deux années de master plus tard, je sortais enfin diplômée. Diplômée du seul domaine qui me plaisait vraiment, de la seule chose que je me voyais faire dans la vie.

Malgré tout, j’étais consciente du défi que j’allais devoir relever : trouver un emploi correct dans ce milieu où le modèle associatif est roi, où les coupes budgétaires sont fréquentes et où l’emploi est précaire. Je vous jure que dans mes premiers mois de recherche j’ai vu des annonces passées du type : « nous recherchons une personne polyvalente (et un peu folle) pour être community manager, chargée de production, chargée de communication. Diplômée bac + 5, 3 ans d’expérience, Rémunération au Smic, 20h/semaine, Contrat CUI. » J’exagère à peine.

Dans ces conditions-là, et face à la rude concurrence (chaque année ce sont de plus en plus d’étudiants qui sortent avec un diplôme similaire au mien, pour de moins en moins de travail et de moyens) je n’étais plus vraiment sûre que le milieu associatif ou territorial soit la meilleure solution. J’ai trouvé un petit emploi en service civique pour 6 mois (salut, t’as bac+5 et tu piques les contrats pour les jeunes sans diplôme ? Oui oui t’as tout compris) puis de toute façon, après ça je me suis barrée, et je ne suis toujours pas rentrée.

Vie de freelance
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Mais bon, je sais bien que ce voyage ne va pas durer, dans ces conditions, toute ma vie. Je sais bien que je vais devoir aller un peu au charbon, histoire de mettre de nouveau un peu de sous de côté et repartir. Mais je n’ai pas envie de me soumettre à la réalité de l’entreprise. Je ne suis pas sure d’y avoir ma place, de m’y sentir bien à moyen terme.

J’ai ce fantasme d’un lieu hyper cool avec des gens toujours plus inspirants, qui me laisseront une grande autonomie et liberté dans la façon de mener mes projets, mais au fond je rêve. Je n’ai pas de réelle expérience (en tout cas au sens où on l’entend en entreprise), je serais une junior, une petite main. On commence tous par là vous me direz, mais moi, ça ne me convient qu’à moitié.

“On fait un travail qu’on déteste pour acheter des choses dont on n’a pas besoin pour impressionner des gens qu’on n’aime pas” — Tyler Durden dans Fight club

J’ai lu un article « réussir sa vie ou réussir dans la vie » qui exprime très bien le schéma de vie que je souhaite éviter. J’ai besoin que mes actions aient un sens, pour moi et pour les autres. Je ne veux pas me contenter d’un travail qui paiera les factures et me permettra de partir en vacances. Je veux un travail qui me passionne, dans lequel je m’épanouie et dans lequel je me sens libre.

Ça fait des mois que je cogite là-dessus parce que j’ai le temps. Des mois que je réfléchis, et au final, je me suis dit

« et pourquoi pas indépendante ? »

C’est vrai ça, pourquoi pas ? J’aime faire tout un tas de chose, plus la mission est polyvalente, plus elle a de chance de me plaire. Je ne veux pas me spécialiser car je n’ai pas envie d’être étiqueté. Je sais, à être trop polyvalent on finit par être moyen en tout. Mais moi, je n’ai pas envie de m’ennuyer ou de me lasser.

J’aime le concept de mission, de projets. J’y vois la possibilité d’être utile, de créer et participer quelque chose, vraiment, parce qu’on a été choisi pour notre personnalité. Et J’ai quand même mes qualités particulières, celles qui me permettent de faire plein de choses différentes tout en créant des liens, et du sens. Bref. Mon profil étant ce qu’il est, j’ai commencé à envisager sérieusement l’idée de me lancer en tant qu’indépendante.

Selon une étude de la fondation Travailler Autrement, les motivations premières des travailleurs indépendants sont :

  • Le désir de liberté,
  • D’autonomie,
  • Le souhait de rompre avec les codes hiérarchiques.

Je me retrouve complètement là-dedans. Quand j’étais en stage par exemple, au bout d’un mois, je me demandais comment mes collègues pouvaient supporter de faire le même trajet depuis 10 ans. Je me suis lancée comme défi personnel et principal dans la vie, de toujours faire ce que j’ai envie. Devenir indépendante, me permet de m’approcher encore un peu plus de cet idéal.

Rassurez-vous, quand je parle de faire « ce que je veux » je ne parle pas de « faire n’importe quoi ». Je sais bien que lancer son entreprise demande beaucoup d’investissement, de motivation et de responsabilité. Et ça tombe bien, je suis une fille ultra motivée, responsable et investie.

Je choisi de me lancer en tant que freelance pour être sûre de travailler sur des projets qui me plaisent, pour donner à ma vie professionnelle, l’impulsion dont je rêve depuis toujours. Je veux être maîtresse de ma vie et l’organiser librement, sans attendre que mon patron m’accorde mes congés ou me donne le droit de quitter le bureau en fin de journée.

C’est pour tout cela que je choisi d’être indépendante. Parce qu’au final, il me semble que ça soit le modèle le plus flexible qui me permettra de m’épanouir complètement dans ma vie professionnelle, en suivant les valeurs qui me sont chères.

Vous en pensez quoi, vous ?

 


 

Du coup, j’ai préparé une rubrique spéciale « Vis ma vie de freelance ». Un peu comme un journal de bord de jeune entrepreneuse en devenir, j’y partagerais mon avancée mais aussi mes conseils suite à ce que j’apprends, mes réflexions. Enfin bref, un mélange de trucs un peu pro et un peu perso à propos de l’aventure de l’entrepreneuriat. ça vous dit ?

 


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