Pourquoi je me suis fait poser un stérilet ? Témoignage

Il y a six mois, je me suis fait poser un stérilet. J’ai pris cette décision après une longue réflexion et la lecture de plusieurs articles sur les effets indésirables de la pilule contraceptive. Aujourd’hui je viens vous raconter mon expérience et je reviens sur les changements qui sont intervenus dans ma vie depuis que j’ai pris cette décision.

Femme en peignoir noir ouvert tenant un ananas devant son sexe
Photo by Marvin Meyer on Unsplash

Avant : état des lieux, réflexion et prise de décision

Je vous plante le décor. J’ai 28 ans et ça fait 10 ans que je prends la pilule. Comme beaucoup de femmes, j’ai commencé à la fin de l’adolescence lorsque j’ai eu mon premier petit ami longue durée. A l’époque, j’étais jeune (OMG 18 ANS !! J’ÉTAIS UN BÉBÉ !), étudiante et relativement stable géographiquement. Depuis, beaucoup de choses ont changé et ont influencé ma décision d’arrêter la pilule pour me faire poser un stérilet.

Mon style de vie

Si à l’époque de ma première année de fac, on pouvait aisément me classer dans la catégorie « jeune fille rangée », ce n’est plus le cas aujourd’hui. Mes horaires ne sont jamais les mêmes, je change de boulot tous les trois mois, je sors beaucoup et je bouge très souvent. Je n’ai pas de routine.

Or, l’important quand on prend la pilule, c’est la régularité. Je ne suis PAS quelqu’un de régulier. J’oublie tout, je perds souvent mes affaires et je suis bordélique. J’ai fini par l’accepter comme mon mode de fonctionnement. Sauf que pendant 10 ans, j’ai été sur le fil. J’oubliais ma pilule une à deux fois par semaine. Et j’ai eu tout ce temps un copain régulier. Le risque de tomber enceinte par accident était énorme, je le mesure a posteriori. Je flippais tout le temps. Ce n’était plus viable.

Simplifier la logistique

A cet état de fait est venu s’ajouter une considération très terre-à-terre : je pars bientôt faire le tour du monde (YEAH BABY, YEAH !). Je ne me voyais pas traîner 50 plaquettes de pilule avec moi, vous imaginez la tête des douaniers ? Vous imaginez les pays où la contraception est illégale ? Moi non. Du coup ma décision a été encore plus facile à prendre.

Ananas en liberté
Photo by Martin Sanchez on Unsplash

Faire des économies

J’ai pris pendant 10 ans une pilule micro-dosée non remboursée par la Sécu. Une boite coûte entre 28 et 35€ selon les pharmacies et dure 3 mois (enfin… 3*28 jours = 84 jours). Du coup, il en faut 4 par an environ, si on n’enchaine pas les plaquettes pour, par exemple, être sûre de ne pas avoir ses règles pendant les vacances à la mer avec son amoureux #aoutchatchatcha.

Au minimum, ma contraception coûtait alors à mon couple (voir ci-dessous) 28*4=112€ par an. Multipliez ça par 10 années de prise et vous atteignez la somme de 1120€. En gros, un SMIC. Et on parle bien là d’un minimum de chez minimum, alors que je restreins mes dépenses au plus serré pour préparer le grand voyage. Mais le coût financier n’a pas pesé seul dans la balance.

HEIN ?! Ton mec aussi paye ta pilule ?!

Oui, car il faut être deux pour faire les bébés et les galipettes, alors pourquoi devrais-je être la seule à supporter le coût de la contraception dont nous bénéficions tous les deux ? Une contraception, c’est vous qui la choisissez car il s’agit de votre corps, mais c’est une affaire de couple pour le reste.

Le coût écologique de la pilule

Chemin de terre rouge au milieu d'un champ d'ananas sous un ciel menaçant avec en arrière plan une montagne verte.
Photo by john foust on Unsplash

Étant dans une démarche de décroissance et de réduction de mes déchets, je suis sensible au quotidien à tout ce que je jette. Et une boite de pilule, c’est :

  • Un étui en carton (recyclable)
  • Trois plaquettes en carton, plastique et feuille d’aluminium (non recyclable)
  • Un livret en papier de 20 ou 30 pages (recyclable aussi).

C’est beaucoup, d’autant que le livret, je ne l’ai jamais lu sauf la première fois,  et que la boite est jetée aussitôt les plaquettes achetées. Quel gaspillage

Un choix qui n’en était pas vraiment un

Dans un article publié début mai, RTL nous apprend que : « la pilule est le moyen de contraception préféré des Françaises ».

Non. J’aimerais apporter une correction : «La pilule est le moyen de contraception préféré des MÉDECINS français ». Ou alors : « la pilule est le moyen de contraception le plus utilisé par les françaises. »

Car la pilule est le moyen de contraception prescrit par défaut.

De nombreux témoignages vont dans ce sens, et mon cas ne fait pas exception. Lorsqu’à 18 ans j’ai connu mon premier petit copain sérieux, je n’avais qu’une idée en tête : ken, ken, et re-re ken (faire des quoi ? Des études ? HAHAHA !). Je voulais m’éclater un max sans risquer de me retrouver mère de famille nombreuse avant mes 25 ans. La question de la contraception s’est donc posée et je suis allée chez le médecin.

Tout ce qu’il a dit c’est : « OK, je te mets sous pilule ».

Basta.

Il ne m’a proposé aucune autre alternative.

Moi je n’y connaissais rien, personne ne m’avait expliqué qu’il existait d’autres méthodes (bon, sauf la capote, mais franchement, qui a envie de continuer à utiliser ces inventions du diable une fois que le bilan sanguin a montré qu’on était clean ?), ni même aucun des médecin que j’ai consulté par la suite.

Il m’a fallu attendre 4 ans pour qu’une gynéco me demande « et votre contraception, elle vous convient ? Vous connaissez les autres options ? ». J’avais progressé un peu, je connaissais plus de choses, mais uniquement ce que j’avais pu lire dans des magazines féminins.

Déjà à ce moment-là, j’oubliais ma pilule régulièrement et elle ne me convenais pas. Mais bon, les autres moyens me faisaient PEUR : implant (sous la peau, beurk), anneau (beurk bis, mettre les doigts « là-dedans ». J’en ri très fort aujourd’hui que j’utilise une cup menstruelle sans aucun problème), et le pire de tous : le stérilet (« han mais ça doit faire horriblement mal quand on le met ! »).

Je n’étais pas prête.

 

L’information des femmes : une obligation légale

Mais vous raconter mon parcours me permet de souligner quelque chose d’important.

Depuis 2016, l’article L5134-1 du Code de la Santé Publique stipule que « toute personne a le droit d’être informée sur l’ensemble des méthodes contraceptives et d’en choisir une librement. Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences. ».

SI vous souhaitez prendre ou changer de contraception, votre médecin à l’obligation légale de vous informer de vos choix. Il doit discuter avec vous pour connaitre votre mode de vie et ainsi pouvoir vous guider dans le choix de votre contraception.

 

Petit test : combien de moyens de contraception connaissez-vous ?

Combien pouvez-vous en nommer ?

Moi, avant l’écriture de cet article, je pouvais en énumérer 5 : capote, pilule, stérilet, implant sous-cutané, anneau vaginal.

En fait, il existe une douzaine de moyens de contraception !

Vous pouvez les retrouver tous sur le site gouvernemental Choisir sa Contraception.

L’argument qui a fait pencher la balance : ma santé et ma sexualité

Et puis j’ai encore pris quelques années.

Je me suis affirmée dans de nombreux aspects de ma vie : mon identité féministe, les études, le boulot…

La pilule me pesait de plus en plus.

J’ai lu beaucoup d’articles parlant des inégalités femmes-hommes qui vont se nicher jusque dans la qualité des soins qu’on reçoit quand on consulte un médecin (voir ci-dessous). Ajoutez à ça les actualités régulières sur les risques soupçonnés de la pilule (AVC, thrombose, cancer du sein et j’en passe), et sur les effets secondaires avérés, tels que maux de tête, nausées, déprime/dépression et PERTE DE LA LIBIDO (en ce qui me concerne, l’argument massue).

Et là, un soir, en septembre dernier, après des mois de réflexion, de discussion avec mon amoureux et de tergiversations en tous genre, j’ai pris la décision : je passe au stérilet.

Les femmes moins bien soignées que les hommes

Les médicaments sont testé sur des hommes et dosés pour des hommes, alors ils sont beaucoup moins bien adaptés à la physiologie féminine. Les femmes sont moins écoutées parce que « c’est bien connu, elles se plaignent tout le temps » et « c’est normal d’avoir mal ».

Sur ce sujet, consulter :

Pendant : la pose

La recherche d’un gynéco féministe

Seulement j’avais peur.

Peur d’avoir mal bien sûr, mais aussi peur de ne pas être bien traitée. Les violences gynécologiques et obstétricales sont une réalité. Certains médecins usent de leur position d’autorité morale pour s’autoriser des pratiques révoltantes dans un moment où on est vulnérable : sur le dos, les pieds dans les étriers et la choune en fleur.

 

Gyn&Co

J’avais entendu parlé sur l’excellent blog de Baptiste Baulieu du site Gyn&Co, qui répertorie les soignant-e-s « pratiquant des actes gynécologiques avec une approche plutôt féministe (qu’il s’agisse de gynécos, de médecins généralistes ou de sages-femmes) ». Je suis donc allée y faire un tour.

CHANCE ! Il y avait plusieurs médecins référencés dans ma région.

Je voulais absolument une femme pour effectuer la pose. Merci, mais entendre quelqu’un ne possédant pas d’utérus me dire que « mais non, ça ne fait pas mal ! » alors qu’il est en train de te trifouiller la salle de jeu : NON MERCI !

J’ai donc appelé prioritairement les femmes, puis les hommes, puis tous les gynécos de ma région (j’habite une région bien urbanisée et j’étais prête à parcourir 100 km). Et quand je dis tous, c’est TOUS, même ceux qui avaient des avis « bof » sur google !

Et vous savez quoi ? Pas un seul de prend de nouvelles patientes.

PAS. UN. PUTAIN. DE. SEUL. GYNECO !

DANS UN RAYON DE 100 KM !

J’étais désespérée. Quelle frustration !

 

Gynéco pas dispo ? Pensez aux sages-femmes

C’est alors que ma meilleure amie, qui vit dans un désert médical et humain très reculé m’a dit : « Mais Marie B., pourquoi tu ne vas pas chez une sage-femme ? Moi c’est ce que je fais, il n’y a quasiment pas d’attente et elle est hyper attentive, douce et compréhensive ».

Banco.

J’ai donc appelé la sage-femme la plus proche de chez moi et effectivement, elle m’a répondu dans la minute et m’a fixé un rendez-vous 10 jours plus tard. J’avais pris soin de lui demander si elle acceptait de poser un stérilet (DIU) à une femme n’ayant pas eu d’enfant, aka une « nullipare » (dieu que ce mot est laid). La croyance selon laquelle on ne peut pas poser de stérilet à une femme qui n’a pas eu d’enfant est fausse, mais certains soignants refusent encore de pratiquer cet acte sur leurs patientes, qui doivent alors consulter un autre médecin. Je préférais éviter ce désagrément et prendre les devants.

Rencontre avec la sage-femme

Rendez-vous préparatoire

Je me suis rendu au rendez-vous avec mon amoureux. J’étais un peu anxieuse et il me rassure. En plus, il était curieux et j’avais envie qu’il entende ce qu’elle allait me dire. C’est important que mon partenaire soit impliqué dans ce choix qui nous concerne tous les deux. Je le redis : la contraception est une affaire de couple.

Arrivés dans le cabinet, la consultation s’est déroulé très simplement.

La sage-femme était très sympa, souriante, pas pressée.

Elle m’a mise en confiance, m’a posé des questions, s’est renseigné sur mes antécédents médicaux, sur mon mode de vie. Elle a pris le temps de m’informer des risques que présente un stérilet (c’est une obligation légale ) et quand elle a vu que ma décision était mûrie et réfléchie, elle nous a fait la démonstration de la pose d’un stérilet avec un modèle d’utérus en plastique. Nous avons donc pu voir comment ça allait se passer et ça nous a rassuré.

Ensuite, mon compagnon est sorti pour qu’elle m’examine et me fasse un frottis. En effet, avant de poser un stérilet, il faut vérifier que la « zone d’atterrissage »  est dégagée : pas d’infection, pas de mycose… Elle a aussi prescrit une prise de sang pour tout vérifier.

La consultation a pris fin. Je suis repartie avec une ordonnance pour le stérilet en lui-même (elle a poussé la gentillesse jusqu’à me préciser de ne pas m’effrayer de la taille de la boite) et la consigne de l’appeler le premier jour de mes règles, pour la pose.

La pose elle-même

La pose s’effectue pendant les règles, parce que le col de l’utérus est plus ouvert à ce moment-là.

C’est très rapide et ça ne fait presque pas mal. A peine une douleur type crampe, comme on en a pendant les règles et c’est tout.

La sage-femme m’a parlé tout du long, elle m’a expliqué pas à pas ce qu’elle faisait, pourquoi je ressentait telle ou telle chose. Elle s’est inquiété de savoir si j’allais bien, si j’angoissais, pourquoi.

Quand je lui ai dit que j’avais peur, elle m’a rassuré, m’a rappelé qu’on n’était pas obligé de le faire et que je pouvais arrêter. Elle a été parfaite.

Toutefois attention !

 

« Une horreur terminée par deux crochets pointus »

Ananas découpé en tranches inégales et piqué d'épingles devant un fonc vert olive
Photo by Piotr Miazga on Unsplash

Il existe une pratique extrêmement répandue en France (et beaucoup moins dans les pays anglo-saxons), c’est l’utilisation de la pince dite « de Pozzi ». Selon les propres mots de Martin Winkler : « une horreur terminée par deux crochets pointus ». Je ne comprenais pas pourquoi certaines de mes amies me disaient « je n’y vais pas, j’ai peur, j’ai une copine qui s’est évanouie de douleur, une qui a vomi… ». Quand j’ai appris l’existence de ces pinces, tout d’un coup, ça a fait sens. Les gynécologues s’en servent pour agripper le col de l’utérus et le tirer vers eux. C’est cette pratique est évidemment très très TRES douloureuse, mais le pire de tout c’est qu’elle est INUTILE dans 90% des cas.

Sur ce sujet, consultez cet article sur le site de Martin Winckler.

 

Rappel utile : le consentement libre et éclairé

Vous avez le droit de dire NON à l’utilisation de ces pinces. Précisez-le au médecin ou à la sage-femme. N’écoutez pas quelqu’un qui vous dirait « ah non désolé ce n’est pas possible de faire sans ». Et n’oubliez pas : vous avez le droit de partir A TOUT MOMENT si jamais vous ne vous sentez pas écoutée. La loi Kouchner stipule qu’ « Aucun acte médical, ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment » (article L1111-4 du Code de la Santé Publique).

Vous devez avoir donné votre consentement pour N’IMPORTE QUEL ACTE MEDICAL.

Ça veut dire que :

  • vous devez voir accepté en toute connaissance de cause. Le médecin A L’OBLIGATION LÉGALE de vous expliquer la procédure AVANT de la pratiquer et il ne peut pas vous dire « je ne vous embête pas avec les détails techniques » ou « je sais ce qui est le mieux pour vous ».
  • il n’a pas le droit de faire pression sur vous. Les phrases du type « allez allez, on ne fait pas sa chochotte » ou autre, c’est NON.
  • Si, pour une raison ou pour une autre, vous vous sentez mal à l’aise, vous souffrez trop ou vous changez d’avis, vous avez le DROIT. Vous pouvez dire STOP. Le médecin DOIT s’arrêter.

Mais rassurez vous : la pose d’un DIU ne fait pas toujours mal !

 

Après : vivre avec mon stérilet

Ananas posé en bord de mer au milieu d'un trou d'eau dans des rochers moussus
Photo by Pineapple Supply Co. on Unsplash

Je l’avoue, j’avais une certaine appréhension de ma vie « après la pilule ». J’imaginais des règles où des flots de sang jaillissaient de moi, ou mon SPM était incontrôlable et où je me gavais de glaces et de fromage en pleurant et en hurlant sur tout ce qui bouge. Et effectivement, en quelques jours, j’ai senti une grosse différence… Sauf qu’elle était (et est toujours) très positive !

Les plus

Tout d’abord, j’ai eu un sentiment de soulagement INTENSE lorsque j’ai réalisé que je n’avais plus à penser CHAQUE JOUR à ma contraception. Sans déconner, c’est en arrêtant la pilule que j’ai réalisé à quel point c’était un POIDS dans ma vie de devoir y penser sans arrêt. Ma tranquillité d’esprit, c’est vraiment la plus belle amélioration que m’a apporté ce changement de contraception.

Tant qu’on en est à la tranquillité d’esprit, parlons humeur et même sautes d’humeur. J’en ai un million de fois moins qu’avant et je suis beaucoup plus joyeuse. Les choses me paraissent moins pesantes et moins graves. Je suis plus optimiste et, en fait, tout simplement HEUREUSE. Je ne suis pas certaine à 100% que l’arrêt de la pilule ait un réel rapport, mais quand je lis les témoignages sur Internet, je me dis que si : je me sens revivre. Plus vivante, plus forte, plus puissante.

Maintenant que je ne prends plus d’hormones, je découvre mon corps et mes cycles de fonctionnement, très liés en fait à mon cycle menstruel. Ma créativité, mon énergie, semblent décuplées, sauf une semaine lorsque j’ai mes règles. J’apprends à l’accepter et à me reposer ces semaines-là, à en faire moins sans culpabiliser.

Et la libido, OMG LA LIBIDO ! Sérieusement, s’il ne devait y avoir qu’une chose à retenir dans les points positifs, ça serait ça : BOUM BADABOUM CRAC BOUM HUE ! C’est ouf ce que la pilule avait éteint en moi et qui revient maintenant !

Et enfin, last but not least : j’ai beaucoup moins souvent de maux de tête, et ils sont moins puissants qu’avant. Et ça aussi, ça libère du temps et de l’énergie à consacrer à autre chose !

Les moins

J’ai vraiment dû creuser pour trouver ces deux légers points noirs au tableau, parce que comme vous l’avez compris, mon expérience est plus que positive. Mais comme je suis honnête intellectuellement, je vous ai aussi listé les deux seuls petits désagréments que le passage au stérilet a engendré chez moi.

Le retour des douleurs de règles. Elles sont plus fortes que lorsque je prenais la pilule. Néanmoins, j’ai la chance qu’elles restent tout à fait supportables et ne m’empêchent pas de vivre ma vie.

Et comme les trucs chiants volent souvent en escadrille, c’est aussi le retour des boutons et des cheveux gras. Eh ouais les meufs, je sais que vous allez me détester, mais pendant 10 ans j’ai eu une peau impeccable. Genre mes pores vous rendaient jalouses. Ben c’est fini. Ma zone T refleuri comme lors des grandes heures de mon adolescence.

 

Et c’est sur cette note de poésie que je vous laisse aujourd’hui. J’espère que mon témoignage vous aura été utile et qu’il vous encouragera à vous interroger sur votre contraception.

 

Vous convient-elle ?

L’avez vous vraiment choisie ?

Est-ce la meilleure pour vous ?

 

En ce qui me concerne, cette remise en cause et l’arrêt des hormones de synthèse m’ont apporté une grande liberté et une énorme amélioration de qualité de vie.

N’hésitez pas à témoigner ou à poser vos questions en commentaire, j’y répondrais aussi bien que je pourrai.

7 commentaires sur “Pourquoi je me suis fait poser un stérilet ? Témoignage

  1. Ton retour d’expérience est très complet, je pense que ça pourra servir à d’autres, c’est super ! J’ai un DIU cuivre depuis presque 5 ans (donc depuis mes 20 ans), je l’ai mis après deux ans de pilule environ, suite à un oubli. En gros je me suis dit « ok, un oubli, pas deux, beaucoup trop de stress ! ». Et à ça se sont rajoutée des réflexions similaires à celles que tu évoques. Quelle liberté d’esprit après, ça fait une grosse différence ! De mon côté les premiers mois j’ai eu des flux plus abondants et des douleurs légèrement plus importantes, mais ça s’est régulé ensuite pour revenir exactement à la situation d’avant-contraception

    1. Hahaha, tu as été plus rapide que moi ! Des fois, je regrette un peu d’avoir attendu autant. Cinq ans, ça veut dire que tu l’as changé récemment, ou que tu vas le faire bientôt. Comment se passe le retrait si tu le sais ?

      1. Je vais le faire en octobre en effet ! Apparemment le retrait est très simple en fait, il y a même des femmes qui arrivent à le faire toutes seules.

  2. Bravo pour cette décision !
    Ici, DIU cuivre depuis quelques années et ça m’a changé la vie aussi (tout pareil pour la libido 😀 😀 :D). Légères douleurs pendant les règles parfois mais jamais rien qu’un simple spasfon ne puisse résoudre, flux plus abondant seulement les premiers mois mais après tout est rentré dans l’ordre…. Bref, nickel !
    Par contre, pour la pince de Pozzi je ne l’ai su qu’après (Martin Winckler ❤️) et bien que tombée sur une sage femme adorable j’y avais eu droit. Le reste de la pose n’était effectivement pas horrible mais ça OUCH j’ai bien bien douillé

  3. J’ai sauté le pas aussi et plus encore…mais j’ai 35 ans et 3 enfants…j’ai donc opté pour la ligature! Ce n’est pas pour moi que je laisse un commentaire sous cet article très intéressant, mais pour mes trois filles, trois femmes en devenir, qui j’espère, pourront avoir une vie amoureuse et sexuelle épanouie sans devoir se bourrer d’hormones! Et bon sang, retrouver sa libido, ça fait du bien 🙂

    1. Wahou, la ligature ! Tu as trouvé un médecin qui la pratique facilement ? J’ai des amies qui ne veulent pas d’enfants et elles ne trouvent personne… « Vous allez changer d’avis » on leur dit…
      Oui, j’ai aussi cette philosophie de penser à celles qui viendront après nous et j’espère, à mon petit niveau, participer à leur rendre la vie plus facile !

Dites-nous ce que vous en pensez ! Participez à la discussion, n'ayez pas peur ;)

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