Restons Éveillés #4 : Jeune migrant, régimes et télévision

Et nous revoilà, dimanche, jour de parution de Restons Éveillés, votre veille éthique et engagée ! J’avoue que cette semaine, je m’y suis un peu prise au dernier moment, mais bon, l’actualité et les publications étant très fréquentes, on arrive toujours à se mettre quelque chose sous la dent 🙂

Cette semaine, c’est donc quatre articles que je viens vous présenter. On abordera des sujets pas forcément très drôles : les migrants, les régimes et la télévision. Des questions d’actualité ordinaire, traitées, comme d’habitude sous le spectre de l’éthique, pour une société plus bienveillante et responsable.

En espérant que ça vous plaira. Bonne lecture !

Armelle Pelaprat – Quand on n’est pas fière

Extrait :

« Après avoir évalué une élève dans un commerce d’Aubervilliers, j’attendais sur un banc, au bord du canal la navette fluviale quand une voix douce me sortit de ma rêverie :

– Donne-moi un euro !

Je regardais la jeune fille. L’échange qui suit fut ponctué de très très longs silences.

– Quel âge as-tu ?
– 11 ans.
– Où sont tes parents ?
– Ils sont partis.
– Ah ?
– Tu es toute seule ?
– Non… je suis avec mon frère.
– Où est-il ?
– Il fait la manche au MacDo, là-bas. »

Sur le Blog de Paul Jorion,  c’est Armelle Pélaprat qui prend la parole dans un article invité. Elle y raconte l’anecdote de sa rencontre avec une jeune migrante Bosniaque. Cet article, court mais intense, raconte l’échange qu’il y a eu entre cette professeure et cette jeune fille qui lui demande 1€. C’est vrai, c’est brut, c’est touchant.

==> Lire l’article d’Armelle Pélaprat sur Le blog de Paul Jorion

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Photo by Greta Schölderle Møller on Unsplash

Reporterre – Pourquoi il est important de faire un régime de l’information

Extrait :

« La radio au petit-déjeuner, le journal gratuit dans le métro, le smartphone à tout instant et ses liens depuis Facebook ou Twitter vers des articles pas toujours intéressants, aguicheurs certainement, les lettres d’information qui envahissent le courriel, les bulletins municipaux, inter-municipaux, régionaux, les abonnements divers, la télévision le soir : n’avez-vous pas un sentiment de trop-plein informatif ? Face à ce gavage, n’est-ce pas le moment d’engager une petite diète informative de raison ?

La chose est bien connue : quelle que soit la qualité de l’information, une sorte de guerre de l’attention est en jeu pour capter l’intérêt de lecteurs toujours plus imprévisibles et impulsifs. Tous les médias, même les plus vertueux doivent en tenir compte, qui rivalisent de titres affriolants. L’enjeu, pour les médias de masse entre les mains du grand capital, c’est, bien sûr, le proverbial « temps de cerveau humain disponible » qui possède une valeur comme une autre sur le marché de l’info. Mais tous les médias n’en sont pas là : des blogs militants, petits ou grands, échappent à cette logique, qui produisent souvent une information très riche… Trop riche, sans doute. »

Une thématique qui revient beaucoup ces derniers temps : la nécessité de se déconnecter. J’ai moi-même commencé à vous en parler dans cet article où je me demande si  nous sommes tous accros aux réseaux sociaux. Ici, Reporterre, refait un point sur l’impact et l’importance de l’information dans nos vies, et nous rappelle en quoi, dans ces temps de désinformation profonde, il est temps de se déconnecter, de faire un régime de l’information. Un article très clair et très intéressant qui nous rappelle que même si l’on vit dans une société de l’information, la désinformation est aussi à porté de clic.

==> Lire « Pourquoi il est important de faire un régime de l’information » sur Reporterre

 

Slate – Non, ce n’est pas vous qui n’avez pas tenu votre régime: c’est le régime qui ne tient pas

Extrait :

« Avec l’arrivée des beaux jours et des vacances d’été, les articles consacrés aux kilos à perdre pour pouvoir rentrer dans le maillot de bain sont légion. Un duo régime-corps «de rêve» qui n’a rien d’étonnant. Comme le relevait en 2014 un article scientifique sur la perception des régimes, la pression sociale à exhiber un corps mince pousse à vouloir maigrir. C’est ce dont témoigne Léa, 27 ans:

«Chez moi, le régime est extrêmement lié aux autres, à leurs regards. Depuis que j’ai l’âge de m’en souvenir, j’entends la même chose: “tu es super jolie, c’est dommage que tu aies ces kilos en trop” ou alors sa variante policée, “tu es belle quand même”. Lorsque l’on émet un “avis” sur mon physique, il est automatiquement lié à mes kilos, toujours. Même les hommes qui m’ont aimée et à qui j’ai plu. J’ai toujours entendu “moi, j’aime bien tes rondeurs” ou “ça ne me dérange pas, je préfère ça”, ce qui sous-entend que j’ai une particularité.»

Et elle n’est pas la seule. Ainsi, en 2012, 51% des femmes et 40% des hommes se trouvaient trop gro(se)s et 70% des femmes et 52% des hommes souhaitaient peser moins, révélait l’enquête NutriNet-Santé. Sans forcément avoir une surcharge pondérale, puisque 58% des femmes et 27% des hommes de poids normal souhaitaient peser moins. Or 75% de ces femmes et 45% de ces hommes qui se trouvaient trop gro(se)s et 67% de ces femmes et 39% de ces hommes qui souhaitaient peser moins avaient fait au moins un régime dans leur vie. Le problème, avec ces régimes, c’est qu’ils ne fonctionnent pas.»

Pour l’été Slate nage à contre-courant en proposant à ces lecteurs une série d’articles anti-régime, et ce n’est pas plus mal ! Alors que cette période de l’année rime avec les nombreux marronniers qui nous rappellent comment notre corps doit être parfait pour faire face à l’été, Slate touche là où il faut en écrivant des articles très bien documentés qui abordent l’envers du décor : celui de la réalité sociale. Cet article est donc le deuxième de cette série et il nous démontre comment, de toute façon, nos corps ne peuvent se plier aux régimes alimentaires. À l’aide d’analyses scientifiques, Slate nous met en garde contre l’absurdité des diktats de beauté.

== > Lire  » Non ce n’est pas vous qui n’avez pas tenu votre régime : c’est le régime qui ne tient pas. 

 

Photo by Toa Heftiba on Unsplash

Reporterre – Un BD sur les ravages de la télé

Ça fait un moment que j’ai cette BD en stock. Si vous n’aviez le temps que pour lire un article, lisez celui-ci. Dans cette BD parue dans un exemplaire de Causette, l’illustratrice nous démontre de façon claire, précise et drôle, à quel point la télévision fait des ravages dans notre société… et surtout chez les enfants. Le petit écran à investit nos logements depuis des décennies et depuis tout ce temps, de nombreux problèmes de santé publique ont fait leur apparition. J’ai appris beaucoup de choses en lisant cette planche, je ne saurais que vous conseiller de prendre quelques minutes pour la lire aussi, surtout si vous avez des enfants.

==>Lire la BD « les ravages de la télé sur la santé collective  » sur Reporterre.

 

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